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Plus d'accès à la communion lors des messes au CHSLD de Rimouski

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Les résidents du Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de Rimouski n'auront plus accès à la communion lors des messes et des célébrations de la parole.  

Cette décision a été prise pour assurer la sécurité de la clientèle, considérant le grand nombre de cas de dysphagie (difficulté à avaler).  

Selon le directeur des services multidisciplinaires du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent, Michel Simard, de nombreux résidents présentent une problématique à ce niveau «on parle de 50% de la clientèle hébergée en soins de longue durée qui peuvent présenter des problèmes au niveau de la dysphagie».  

Bien qu'aucun cas d’étouffement n’a été rapporté au CHSLD de Rimouski, la direction modifie la procédure de façon préventive.  

Habituellement, les résidents du CHSLD de Rimouski qui assistent aux messes et aux célébrations de la parole ont accès à la communion, mais à partir du 16 février, les résidents qui désirent recevoir la communion, et qui ne présentent aucun problème de dysphagie, pourront recevoir leur hostie dans leurs chambres respectives.  

Cette méthode permet de s'assurer de l'état de santé de chaque résident individuellement et ainsi d'éviter les risques d'étouffement.  

Au foyer de Rimouski, on compte présentement 225 résidents.  

Les intervenants spirituels ne pouvant, en aucune façon, connaître l'état de santé de tous, cette procédure permet de mieux gérer les risques.  

Cette étape de la messe sera remplacée par un geste symbolique.  

Par ailleurs, les accompagnateurs et les proches des résidents pourront recevoir la communion après la célébration.  

Le ministère de la Santé et des Services sociaux confirme qu’il ne s’agit pas d’une directive ministérielle. Il revient à chaque centre intégré d’établir sa propre politique.  

Selon Michel Simard, la préoccupation principale est toujours la gestion des risques. «On a impliqué les nutritionnistes, le comité des résidents, les gestionnaires, les bénévoles pour s’assurer que ce soit une décision concertée et que tout le monde saisisse bien ce volet de sécurité que l’on voulait offrir à nos résidents», a expliqué le directeur.  

Dans le Bas-Saint-Laurent, chaque milieu de vie décide de sa propre politique, en collaboration avec les comités de résidents.  

À Mont-Joli et à Rivière-du-Loup, la distribution se fait également dans les chambres des résidents.  

À Matane, on fonctionne par petits groupes dans chaque unité.