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Garages du RTC: de grosses dépenses à venir

Des investissements de 445 M$ qui n'ont «aucun lien» avec le réseau structurant

Le Centre Métrobus, qui abrite les autobus articulés sur la rue Armand-Viau, subira des transformations majeures dans les prochaines années. Sur la photo, plus de 3000 personnes l’avaient visité, en mai 2019, lors d’une journée portes ouvertes.
Photo Didier Debusschère Le Centre Métrobus, qui abrite les autobus articulés sur la rue Armand-Viau, subira des transformations majeures dans les prochaines années. Sur la photo, plus de 3000 personnes l’avaient visité, en mai 2019, lors d’une journée portes ouvertes.

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Le RTC allongera 445 M$ d’ici 2029 dans ses infrastructures, notamment pour agrandir son Centre Métrobus et construire un troisième garage, des sommes qui n’ont «aucun lien» avec le réseau structurant, assure son président, Rémy Normand.  

La majeure partie de cette somme découle plutôt de l’électrification incontournable de la flotte d’autobus du Réseau de transport de la Capitale, appelée à grossir au fil des ans malgré l’arrivée du tramway, a exposé M. Normand en entrevue.  

«Ça n’a rien à voir avec les travaux pour le tramway, le trambus et tout le reste. On ne peut pas faire de lien direct. De toute façon, le parc de bus du RTC, réseau structurant ou pas, aurait augmenté dans le temps. Il y a une demande et il faut donner un service plus grand que ce qu’on donne présentement», a-t-il fait valoir.  

Bus 100 % électriques 

Dès 2025, le gouvernement du Québec cessera de financer l’achat d’autobus au diesel et des modèles hybrides, rappelle-t-il. Seuls les autobus 100 % électriques seront admissibles à une subvention, ce qui force le RTC et toutes les autres sociétés de transport à s’adapter en prévision de ce virage important.  

«Le gros du budget, c’est vraiment dans la perspective de l’électrification des transports. Tu n’as pas besoin du même espace ni du même set-up pour un bus électrique. Les bus standards, tu les stationnes pare-chocs à pare-chocs, puis c’est réglé. Là, il y a toute une notion d’emplacement, de connexion qui est différente».  

Un nouveau garage à 200 M$ 

L’investissement le plus important est évalué, pour l’instant, à 200 M$ pour un centre d’exploitation et d’entretien flambant neuf. Il s’agit toutefois d’une estimation sommaire qui devra être raffinée avec des ingénieurs et des architectes. Son emplacement n’a pas encore été trouvé. Aucun terrain n’a été acheté à cette fin. Il n’y a pas non plus d’échéancier précis.  

Inauguré il y a à peine dix ans, le Centre Métrobus sur Armand-Viau – qui héberge les bus articulés – sera également agrandi et réaménagé au coût de 144 M$, peut-on lire dans le programme d’immobilisations 2020-2029 du RTC. Ajoutons aussi à cela une somme de 76 M$ pour la construction d’un centre opérationnel.  

«Phase très préliminaire» 

«Actuellement, les projets sont tous à une phase très préliminaire. Nous sommes donc encore loin de la construction», précise la porte-parole du RTC, Brigitte Lemay.  

Le conseil municipal a récemment adopté une série de règlements d’emprunt de plus de 50 M$ pour le démarrage de ces projets qui seront potentiellement admissibles à une aide financière gouvernementale, lorsque les études préliminaires auront été faites.   

Une bonne partie de l’enveloppe de 445 M$ risque donc de provenir des coffres de l’État québécois.  

Le RTC exploite actuellement un parc de près de 600 autobus et dit déjà manquer d’espace pour entreposer ses autobus la nuit. Un espace temporaire devra être loué, jusqu’à ce que son troisième garage voit le jour dans quelques années.  

Des dépenses majeures à l’horizon   

  • Construction d’untroisième centre d’exploitation d’autobus : 200 M$ 
  • Agrandissement et réaménagement du Centre Métrobus : 144 M$ 
  • Construction d’un nouveau centre opérationnel : 76 M$ 
  • Budget additionnel pour la réfection des centres : 25 M$ 
  • Total : 445 M$