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Voitures électriques: nouveau problème des remorqueurs

Il est souvent impossible de déplacer des véhicules électriques branchés, ce qui complique les opérations de déneigement

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Photo Agence QMI, Joël Lemay La problématique devrait s’accentuer puisque le gouvernement aimerait voir 30 000 véhicules électriques de plus sur nos routes d’ici la fin de l’année.

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Après les voitures de luxe et à traction intégrale, voilà que les remorqueurs font face à nouvelle nuisance en période de déneigement: les voitures électriques. Pourtant, la Ville de Montréal semble peu s’en faire avec cette situation.  

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C'est de plus en plus fréquent de se buter à des véhicules électriques branchés qu’on ne peut pas déplacer, constate Martin Ménard, remorqueur depuis 22 ans. «Je travaille sur les contrats de la Ville pour le déneigement et on nous a donné l’ordre de ne toucher à aucun véhicule électrique», ajoute-t-il.    

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Simon-Pierre Rioux, porte-parole de l’Association des véhicules électriques du Québec, à QUB Radio:

Certaines voitures électriques, lorsqu’elles sont branchées, se verrouillent automatiquement et il est impossible de retirer le fil d’alimentation. Les remorqueurs ne courent donc aucun risque et les laissent sur place.    

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

Ces situations pourraient toutefois être évitées, croit le porte-parole de l’Association des véhicules électriques du Québec, Simon-Pierre Rioux. Il propose par exemple que les bornes soient bloquées électroniquement ou à l’aide de rubans orange en période de déneigement.    

Une solution qu’Hydro-Québec pourrait envisager dans le futur. «C’est nouveau comme phénomène, mais oui, ça va commencer à s’accentuer, il faudra peut-être voir comment on peut mettre des solutions en place», confirme Louis-Olivier Batty, porte-parole d’Hydro-Québec.    

C’est toutefois la Ville «qui déploie et installe les bornes», précise-t-il. La métropole et Hydro-Québec devront donc collaborer pour en arriver à une solution.   

Des «boulets» au déneigement   

Pourtant, même lorsque les véhicules électroniques sont débranchés, certains remorqueurs sont réticents à les déplacer, de peur d’endommager le système électrique et d’être poursuivis.    

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

Plusieurs remorqueurs et employés municipaux avaient d’ailleurs confié, l’an dernier, au Bureau d’enquête qu’ils s’abstenaient souvent de remorquer des voitures de luxe et à traction intégrale pour sensiblement les mêmes raisons.    

Le problème, c’est que lorsqu’une voiture est laissée de la sorte sur la rue l’hiver, les déneigeurs doivent la contourner, ce qui affecte grandement leur travail et les empêche de bien déneiger les rues.    

Il faut donc que les propriétaires de véhicules électriques s’organisent mieux afin d’éviter d’être «des boulets» pour les déneigeurs, mentionne Simon-Pierre Rioux.    

Des «exceptions» possibles   

La Ville m’a répondu, de son côté, qu’elle n’exige pas aux remorqueurs de laisser les voitures électriques sur place, mais a reconnu qu’«il pourrait y avoir des exceptions quand le véhicule électrique est branché».    

Pourtant, à aucun moment, la Ville ne m’a faire part de pistes de solutions pour régler cette problématique, autre que de rappeler aux citoyens de respecter les périodes de déneigement. Comme quoi ce nouveau problème ne semble vraiment pas inquiéter la Ville.  

78$ | Amende de stationnement sans remorquage   

165$ | Amende de stationnement avec remorquage   

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