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Une autre firme de Charles Sirois demande de l’aide

L’entreprise désire avoir de l’argent du gouvernement pour un projet de satellites

NorthStar
Photo Courtoisie On voit ici une image d’un satellite de NorthStar dans l’espace qui doit servir à repérer les débris orbitaux et à observer la Terre.

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Une autre entreprise du milliardaire et cofondateur de la Coalition avenir Québec Charles Sirois réclame une aide du gouvernement Legault, cette fois pour un projet futuriste de surveillance de l’espace dont le coût total est estimé à 2,4 milliards $. 

La compagnie montréalaise NorthStar Ciel et Terre a inscrit au Registre des lobbyistes du Québec au début janvier un nouveau mandat pour obtenir un « soutien financier gouvernemental » pour la phase 2 d’un ambitieux projet de déploiement de satellites dans l’espace. 

Charles Sirois.
Milliardaire
Photo JEAN-FRANCOIS DESGAGNES
Charles Sirois. Milliardaire

Ceux-ci doivent servir à repérer des débris et à observer la Terre avec une précision inédite, selon l’entreprise. 

« Cette phase inclura le déploiement des premiers satellites de NorthStar dans l’espace et servira à finaliser l’infrastructure de traitement de l’information nécessaire à fournir les premiers services commerciaux de surveillance des objets spatiaux, ainsi que pour l’observation de la Terre », indique le mandat inscrit au registre. 

NorthStar dit vouloir obtenir « le soutien gouvernemental disponible sous forme de subventions, de prêts, de cautions ou autres en vertu des programmes existants ». 

Investissement Québec et le ministère de l’Économie sont les organismes visés. 

L’entreprise a déjà reçu en août 2018 un premier financement de 13 millions $ de Québec. 

Prêt de 5 M$ 

Le président du conseil d’administration de NorthStar est l’homme d’affaires Charles Sirois. Une autre de ses entreprises, Télésystème Espace Inc., est aussi le premier actionnaire de NorthStar, d’après le Registraire des entreprises du Québec. 

L’hôtel Château Mont-Sainte-Anne, une autre compagnie du milliardaire, a reçu au début février un prêt de 5 M$ d’Investissement Québec, a révélé notre Bureau d’enquête samedi. 

Le bras investisseur de la province a annoncé la semaine passée en conférence de presse s’être fait confier un nouveau mandat du gouvernement caquiste et vouloir prendre davantage de risques. 

Tel Facebook ou Google ? 

Dans un article de La Presse à l’été 2019, M. Sirois affirmait que « NorthStar pourrait être le Facebook ou le Google du Canada ».  

« Montréal risque de devenir le centre de contrôle de l’espace et de la supervision de l’état de notre Terre, s’enthousiasmait l’homme d’affaires. Beaucoup d’États disent qu’il faut faire quelque chose et on est la seule solution. » 

L’attaché de presse du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, nous a indiqué hier qu’une rencontre a eu lieu en mai dernier entre le ministre et le PDG de NorthStar. Selon le responsable des communications de l’entreprise, Jean-Philippe Arseneau, des rendez-vous ont aussi eu lieu récemment avec des fonctionnaires d’Investissement Québec.  

« On sent un intérêt », nous a-t-il confié. 

QUI SONT LES INVESTISSEURS DANS NORTHSTAR  

  • Les familles Sirois et Rogers 
  • Le gouvernement fédéral 
  • Le gouvernement du Québec 
  • Space Alliance (coentreprise franco-italienne) 
  • Le Luxembourg