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«Aucun problème» avec la fin des bagarres

L’entraîneur-chef des Saguenéens appuie l’initiative

Avec trois batailles, Tristan Pelletier est le meneur dans cette catégorie chez les Saguenéens cette saison. Il a actuellement 63 minutes de punitions en 45 parties.
Photo courtoisie Avec trois batailles, Tristan Pelletier est le meneur dans cette catégorie chez les Saguenéens cette saison. Il a actuellement 63 minutes de punitions en 45 parties.

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La semaine prochaine, les propriétaires des 18 équipes du circuit Courteau seront appelés à voter concernant l’interdiction définitive des combats dans la LHJMQ. L’entraîneur-chef des Saguenéens de Chicoutimi, Yanick Jean, a fait valoir son appui au circuit Courteau afin que les bagarres soient éliminées dès la saison 2020-2021. 

L'entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean
Photo d'archives, ROGER GAGNON
L'entraîneur-chef des Saguenéens, Yanick Jean

Plusieurs entraîneurs de la ligue se sont déjà prononcés en faveur d’une réglementation plus contraignante pour les joueurs qui décideraient de jeter les gants.  

« Je supporte ça. Je sais pertinemment que le nombre de bagarres a diminué considérablement lors des 10, 15 dernières années. Je crois que tout le monde est plus conscientisé par rapport à la situation [des commotions cérébrales] », a laissé entendre Jean après la plus récente séance d’entraînement des Sags, au pavillon de l’agriculture. 

« Pour moi, qu’on les enlève, je n’ai absolument aucun problème avec ça. Qu’un joueur se batte et qu’il soit par la suite expulsé de la rencontre en raison de sa bagarre, c’est correct selon moi. Plusieurs autres sports agissent ainsi. » 

Rappelons que pour que le projet de règle soit adopté, deux tiers des votes seront nécessaires, soit 12 propriétaires.

Les combats, comme celui-ci entre Dylan Schives des Remparts et Anthony Hamel, des Islanders, se font de plus en plus rares dans la LHJMQ. Cette saison, il y a en moyenne 0,23 bagarres par match.
Photo d’archives, Annie T. Roussel
Les combats, comme celui-ci entre Dylan Schives des Remparts et Anthony Hamel, des Islanders, se font de plus en plus rares dans la LHJMQ. Cette saison, il y a en moyenne 0,23 bagarres par match.

Un risque pour les étoiles ? 

Bien que la plupart des gens s’entendent pour dire que la ligue ferait un autre pas dans la bonne direction en ce qui a trait à l’élimination des commotions cérébrales, quelques-uns croient que les joueurs vedettes pourraient être davantage visés par des coups vicieux. Qu’à cela ne tienne, pour Yanick Jean, le fait d’interdire les bagarres dans la LHJMQ ne voudrait pas nécessairement dire que les coups vicieux augmenteraient envers les meilleurs joueurs. 

« Avec les règlements d’instigateurs et d’agresseurs, le hockey ne fonctionne tout simplement plus comme ça. On voit de moins en moins de coups salauds et on essaie même d’enrayer les mises en échec dangereuses. Les gens des comités de discipline dans les différentes ligues prennent les actions nécessaires pour enrayer les coups à la tête et que ces joueurs-là soient protégés. En 2020, les joueurs n’ont plus besoin de se faire défendre par d’autres avec des batailles », a ajouté Jean. 

En adoptant cette réglementation, la LHJMQ deviendrait le premier circuit de hockey junior au Canada, devant la ligue de l’Ouest et de l’Ontario, à se doter d’une telle politique