/news/health
Navigation

La grippe frappe fort en Mauricie

Coup d'oeil sur cet article

TROIS-RIVIÈRES | La Mauricie est frappée par la grippe, alors que deux types du virus de l'influenza circulent en même temps. Certains médecins de famille ont d'ailleurs observé une hausse des consultations au cours des trois dernières semaines. 

Au Québec, la semaine dernière, on a enregistré 2300 cas testés positifs au virus de l'influenza, de type A ou B. En Mauricie pour la même période, on a recensé 240 nouveaux cas. Depuis le début de la saison, 1500 personnes dans la région ont été touchées par le virus de l'influenza. 

«Cette année, c'est une année particulière, nous avons la cocirculation non seulement de différents types d'influenza, mais aussi d'autres virus. Nous savons que deux des trois souches qui circulent seraient compatibles avec le vaccin», a relaté Caroline Marcoux-Huard, médecin-conseil à la direction de santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec. 

Le virus de la grippe court, mais d'autres virus aussi. La clinique de périnatalité dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, affiche aussi complet. Les écoles trifluviennes enregistrent pour leur part un taux d'absentéisme plus élevé, jusqu'à une cinquantaine d'absences en une journée. Dans une école de la région, en début de semaine, un élève sur six était malade. 

Les tout-petits plus à risque 

Le petit Laurent, un poupon d'à peine 2 mois, a été hospitalisé la semaine dernière. Il a contracté un virus nommé VRS, qui infecte les poumons et les voies respiratoires. «Ça dégénère et le pédiatre me dit que si ça ne va pas mieux et qu'il demeure instable, il va falloir le transférer à Montréal ou à Québec», a raconté sa mère, Anouk Chouinard. 

Chez les adultes, les symptômes du VRS s'apparentent à ceux du rhume. Mais pour les bébés, l'infection est plus grave. «Ce soir-là, c'était la folie furieuse, quatre admissions en 45 minutes. Laurent qui va de moins en moins bien, qui nécessite une présence d’un pour un avec une infirmière», a-t-elle poursuivi. 

La mère de famille a tenu à remercier le personnel en pédiatrie du Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières, qui était en effectifs réduits le soir où son fils a nécessité des soins.