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Bombardier cède sa participation dans Airbus Canada à Airbus et au gouvernement du Québec

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Bombardier a vendu à l’avionneur européen Airbus et au gouvernement du Québec sa participation résiduelle dans la société en commandite Airbus Canada (SCAC), dont elle détenait 33,58%, ont annoncé jeudi les trois entités dans un communiqué commun.   

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Bombardier recevra d’Airbus 591 millions de dollars américains dans cette transaction qui prend «effet immédiatement» et doit permettre au fleuron industriel québécois d’éponger une partie de sa lourde dette.       

La participation d’Airbus dans la SCAC, qui produit l’Airbus A220, se trouve ainsi portée à 75% -contre 50,06 % auparavant- et celle du gouvernement du Québec à 25%. Cette participation sera en outre «rachetée par Airbus en 2026, soit trois ans plus tard qu’initialement prévu», selon le communiqué.  

Le gouvernement du Québec se félicite pour la transaction   

La vente par Bombardier de sa participation dans la société en commandite Airbus Canada (SCAC) à Airbus et au gouvernement du Québec est une «excellente nouvelle» pour la province, se félicite le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.  

La transaction doit permettre au gouvernement de ne pas injecter d'argent supplémentaire dans le programme tout en maintenant les emplois au Québec, a-t-il fait valoir en point de presse jeudi.    

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«L’entente permettra à Bombardier d’améliorer sa situation financière et à Airbus d’accroître sa présence et son empreinte au Québec. C’est gagnant pour les partenaires privés et gagnant pour le secteur», pouvait-on lire dans un communiqué rendu public par le gouvernement du Québec.  

Du côté d’Ottawa, le ministre fédéral de l’Industrie Navdeep Bains s’est félicité que des emplois ne soient pas en péril. 

«Nous saluons l'annonce que 3300 emplois seront conservés au Québec, a-t-il affirmé par communiqué. Cela témoigne de la reconnaissance à l'endroit des travailleurs canadiens de l'aérospatiale, qui constituent une main-d'œuvre de classe mondiale, et démontre l'engagement envers l'expertise canadienne et la croissance de cet important secteur.» 

Le Conseil du patronat du Québec s’est aussi réjoui parlant d’une «bonne nouvelle autant pour les employés que pour l’ensemble du Québec qui permet de garder ici non seulement des emplois de qualité, mais tout l’écosystème et toute l’expertise de l’aéronautique dont nous pouvons être fiers». 

«Nous sommes convaincus qu’Airbus saura faire fructifier la valeur de l’entreprise et, en conséquence, la part du gouvernement», a précisé Yves-Thomas Dorval, président et chef de la direction du CPQ. 

Un retrait «de manière responsable»  

«Cette transaction soutient nos efforts pour régler la question de notre structure de capital et finalise notre retrait du secteur aéronautique commercial», a indiqué le président et chef de la direction de Bombardier, Alain Bellemare.    

Il a souligné que l’entreprise effectuait ce retrait «de manière responsable, en préservant les emplois et en renforçant le secteur aéronautique au Québec et au Canada».         

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L’entreprise contrôlée par les familles Beaudoin et Bombardier, héritières du fondateur et inventeur de la motoneige dans les années 1940, est plombée par une dette de plus de 12 milliards $.    

Parmi les scénarios évoqués pour permettre au groupe de se désendetter figure également la possible cession de son activité ferroviaire. Le quotidien économique allemand «Handelsblatt» a affirmé mercredi que la compagnie française Alstom était sur les rangs, pour une transaction de 10 milliards $, mais aucune des deux entreprises ne l’a confirmé dans l’immédiat.  

– Avec l'AFP