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Campagne publicitaire pour le Réseau de transport structurant: Labeaume essaye de «maquiller la mariée», selon Gosselin

Le chef de l'opposition, Jean-François Gosselin
Photo Stevens LeBlanc Le chef de l'opposition, Jean-François Gosselin

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Québec 21 a vertement décrié, jeudi, la future campagne publicitaire du Réseau de transport structurant, qui pourrait coûter 2,5 M$ sur trois ans. Selon le chef, Jean-François Gosselin, l’administration Labeaume tente surtout de «maquiller la mariée». 

D’après un appel d’offres publié mercredi, la Ville de Québec veut retenir les services d’une «agence de communication créative» pour réaliser la «campagne publicitaire, stratégie et créativité média pour le Réseau». L’entreprise sélectionnée devra déposer sa soumission d’ici le 4 mars. 

Selon le document, l’idée principale de la municipalité est de «briser les mythes et (de) contrer la désinformation» qui existe autour du Réseau. 

Parmi ces «préjugés persistants», la Ville en énumère cinq: «un tramway ne fonctionne pas en hiver», «le tramway va éventrer le centre-ville de Québec», «un métro serait mieux qu’un tramway», «les gens vivants en périphérie sont exclus du projet», «La Ville de Québec fait la guerre aux automobilistes». 

Pas le bon projet 

Jean-François Gosselin retient surtout que «le maire et son équipe sont dans l’obligation de payer 2,5 M$, à même les fonds publics, une firme de communication pour convaincre le monde que c’est un bon projet pour Québec». 

Selon lui, «si c’était le bon projet pour la ville de Québec, ils n’auraient pas eu besoin de payer une firme de communication. Si c’était un bon projet, on le saurait.» 

Réplique de la Ville 

La Ville de Québec a répondu par la bouche de sa directrice des communications, Marie-Christine Magnan. «Comme dans tout grand projet, on a toujours un volet d’information et de promotion, a-t-elle fait valoir. C’est normal. On doit faire connaître les projets. Les gens trouvent qu’ils ne sont pas suffisamment informés.» 

En indiquant noir sur blanc que le budget 2020-2021-2022 de la campagne publicitaire (incluant le placement média) est de 2,5 M$, la Ville ne risque-t-elle pas de fausser le processus de mise en concurrence? «On met l’ordre de grandeur pour donner l’ampleur du travail, a mentionné Mme Magnan. Ça permet aux agences d’avoir une idée du budget dévolu.»  

Le déploiement de la campagne publicitaire doit, a priori, se faire entre avril et septembre 2020, mais ces échéanciers doivent encore être précisés. 

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