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[PHOTOS] L'ancienne maison de Régis Labeaume démolie sans permis: la Ville de Québec pourrait poursuivre les acheteurs

Il n’y a plus aucune trace de l’ancienne maison du maire de Québec, sur l’Avenue du Cap-au-Diable. De nouvelles fondations sont apparues sur le site.
Photo Jean-Luc Lavallée Il n’y a plus aucune trace de l’ancienne maison du maire de Québec, sur l’Avenue du Cap-au-Diable. De nouvelles fondations sont apparues sur le site.

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La Ville de Québec pourrait entamer des recours judiciaires contre les acquéreurs de l’ancien bungalow du maire Régis Labeaume à Sillery, rasé entièrement par des pelles mécaniques sans les autorisations nécessaires.

Il n’y a plus aucune trace de l’ancienne maison du maire de Québec, sur l’Avenue du Cap-au-Diable. De nouvelles fondations sont apparues sur le site.
Photo Jean-Luc Lavallée

La Résidence Paul-H.-Bilodeau, construite en 1966 sur l’Avenue du Cap-au-Diable, est inscrite au répertoire du patrimoine urbain de la Ville, mais elle n’était pas classée et ne jouissait d’aucune protection particulière.    

La Ville a néanmoins été interloquée d’apprendre sa destruction puisqu’elle avait accordé un permis de construction, en octobre dernier, pour un «projet d’agrandissement qui prenait en considération les éléments architecturaux reliés à l’immeuble». Aucun permis de démolition n’a été octroyé aux nouveaux propriétaires, qui ont déboursé 1,2 M$ en mai 2019 pour acheter la résidence et le terrain évalués à 615 000$.     

Image de l'ancienne résidence du maire Régis Labeaume.
Photo Jean-Luc Lavallée
Image de l'ancienne résidence du maire Régis Labeaume.

Le chantier paralysé

«À la suite d’une inspection, la Ville a constaté, le 22 janvier dernier, que le bâtiment avait été démoli en totalité, contrairement au projet d’agrandissement autorisé. Compte tenu de cet état de fait, la Ville a demandé l’arrêt des travaux et évalue présentement ses recours en lien avec la réglementation d’urbanisme. Nous ne ferons pas d’autres commentaires, compte tenu de la judiciarisation potentielle du dossier», a fait savoir le porte-parole de la Ville, David O’Brien.    

En octobre dernier, nous avions publié une photo d’une pelle mécanique à l’œuvre. À ce moment-là, il était question d’une démolition «partielle». La maison ne devait pas être démolie mais bien agrandie, avait insisté la Ville. 

Lors du passage du Journal, jeudi matin, il n’y avait plus aucune trace de l’ancienne résidence. Seules les fondations d’une construction inachevée étaient visibles derrière une clôture empêchant les citoyens de s’en approcher.    

« Agrandissement »

La fiche descriptive du projet, accrochée sur la clôture, fait également référence à un « agrandissement projeté » sur le site « dans la continuité de ses valeurs originelles ». Les futurs résidents évoquent l’ajout d’un étage au bâtiment existant, « une pièce importante du mouvement moderne de l’architecture résidentielle à Québec », dans ce secteur réputé pour sa vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent.

Il n’a pas été possible de joindre les propriétaires, Yves Laperrière et Marleine Tremblay, jeudi, pour obtenir leur version des faits. Dans les documents officiels à la Ville, leur adresse correspond à un commerce du secteur Vanier et l’employée à qui nous avons parlé a refusé de nous mettre en contact avec eux.