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Saguenay: toujours pas en paix, un an après l’assassinat de sa fille

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SAGUENAY | La mère de Noémie Lavoie, cette jeune femme originaire de Saguenay qui a été assassinée à Montréal en février 2019, demeure inquiète, malgré la sentence de prison à vie qui vient d'être imposée au meurtrier. 

Mardi dernier, Ali Mahadi Mahamat a plaidé coupable à l'accusation de meurtre au second degré qui pesait contre lui. Il a été condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération avant 15 ans. 

Le 26 février 2019, ce dernier a froidement assassiné Noémie Lavoie, son ex-conjointe âgée de 24 ans, dans un appartement du quartier Ahuntsic, à Montréal. 

Malgré la sentence à perpétuité, la mère de la victime, qui était originaire du secteur Laterrière, n'est toujours pas en paix. 

«Peu importe les années, ça ne nous ramènera pas ce qu'on a perdu, a confié Kathy Guay. Je ne lui pardonnerai jamais, c'est sûr.» 

La mère de Noémie Lavoie croit que la mort de sa fille aurait pu être évitée, tout comme la mort de Marylène Levesque, cette jeune femme de l'arrondissement de Jonquière, à Saguenay, qui s'est malheureusement retrouvée sur la route d’Eustachio Gallese. 

Le jour du meurtre de Noémie Lavoie, Ali Mahadi Mahamat était, lui aussi, en libération conditionnelle à la suite d'une agression armée. Il risquait même d'être expulsé du pays. 

«Il devait être déporté. Finalement, il n'a pas été expulsé, il est sorti et ma fille s'est fait tuer, a relaté Kathy Guay. S'il n'avait pas été libéré, ma fille serait sûrement en vie aujourd'hui.» 

Selon elle, ce drame est un autre triste exemple des ratés du système judiciaire. Kathy Guay espère d'ailleurs que son témoignage permettra de protéger d'autres femmes. 

«Je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'un jour, il va peut-être ressortir et qu'il va encore avoir la chance d'en tuer une autre. Il ne faut pas que ça arrive.»