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Startups : Montréal en retard par rapport à Amsterdam ou Vancouver

Plus de 1300 jeunes entreprises sont actives dans la métropole québécoise

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Montréal accuse un léger retard par rapport à Amsterdam ou Vancouver quand vient de faire grandir ses startups à l’international, révèle le Portrait de l’écosystème startup de Montréal de Bonjour Startup Montréal, publié jeudi.   

«Si elles ne trouvent pas le financement ici, les startups vont partir ailleurs», craint Luis Cisneros, professeur d'entrepreneuriat et directeur de l’Institut d'entrepreneuriat Banque Nationale-HEC Montréal, coauteur du rapport.  

Selon M. Cisneros, le capital de risque au Québec est bel et bien présent, mais il a tendance à «financer la croissance» des jeunes pousses plutôt qu’à prendre des risques quand elles en ont besoin.  

Par exemple, il déplore que l’argent se fasse rare quand les startups ont soif de capitaux pour tester leurs technologies ou fabriquer leurs prototypes. «On trouve de l’argent une fois que l’on a déjà des clients et de projections», regrette-t-il.  

Grandes entreprises  

Parmi les défis de l’écosystème montréalais identifiés par Bonjour Startup Montréal, l’engagement des plus grandes sociétés envers les plus jeunes est aussi pointé du doigt.  

«L’implication de grandes entreprises dans l’écosystème reste faible», écrivent les auteurs du rapport, qui saluent cependant l’arrivée de nouveaux programmes d’innovation ces deux dernières années.  

Parmi les principales sources de financement des startups, le financement personnel (67,8 %), l’État (26,5 %) et le crédit d’une institution financière (23,9 %) mènent le bal... bien avant les fonds de capital de risque (12,5 %).