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Triste clone américain

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Le Casino de Montréal, propriété du petit gouvernement du Québec, offre une belle vitrine sur la louisianisation de notre soi-disant « pays », qui n’en a jamais été un et qui n’en sera jamais un si l’on continue comme ça...

Mes réflexions quant à l’espoir de voir un jour le Québec redevenir une société distincte me conduisent – hélas ! – à conclure que nous sommes une société finie.

Malgré les balbutiements des Simon Jolin-Barrette, Nathalie Roy ou François Legault qui insistent pour parler de l’affranchissement de notre langue, je dois douloureusement conclure que l’inconscience collective du Québec nous « louisianise » tranquillement.

Américanisation

Une récente visite du Casino de Montréal, ce triste clone américain, me convainc que l’argent prime nos âmes et consciences. Bref, le veau d’or passe avant toute autre considération ! Avais-je l’impression d’être au Québec dans ce casino ? Pas du tout.

À titre d’exemple : les appareils à gober l’argent affichaient tous des figures de vedettes qui n’étaient qu’américaines. La musique toujours anglo-américaine et l’animation « bâlingue » comme au temps de la Casa Loma me ramenaient à l’époque de ma tendre enfance... avant les progrès (désormais perdus) de la loi 101.

Misère

Comment décrire la faune des joueurs ? Un mot me vient : misère. Les esclaves de ces machines à vider les poches crachent l’argent au gouvernement, qui peut-être, ensuite, pour soulager leur misère et celle de leurs familles, reverse un pourcentage de cet argent sous forme d’aide sociale... La machine roule.

Comment Jolin-Barrette ou Legault peuvent-ils fermer les yeux sur la louisianisation de cette propriété de notre gouvernement ? Au rythme où vont les choses, pourquoi ne pas avoir le courage de nous dire que l’assimilation est la voie de l’avenir ? Saluons les Lord Durham de ce monde ! Comme l’a si bien dit le journaliste Olivar Asselin, sur notre pierre tombale, il faudra inscrire l’épitaphe : « Ci-gît un peuple mort de bêtise ».