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Blocage des voies ferrées: «c’est très possible que ça puisse dégénérer», dit Ghislain Picard

Ghislain Picard
Photo d'archives collaboration spéciale, Émélie Rivard-Boudreau

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QUÉBEC – Le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard, met en garde contre une intervention policière pour mettre fin au blocage du réseau ferroviaire du pays en agitant le spectre de la crise d’Oka.  

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«Cette année, ça fait 30 ans depuis la crise d’Oka. On sait comment on peut faciliter et encourager l’escalade et, dans ce cas-ci, s’il y a une intervention forcée [...] c’est très possible que ça puisse dégénérer», a-t-il déclaré en point de presse à l’Assemblée nationale vendredi.   

Selon lui, le blocage des voies ferrées par des manifestants autochtones doit servir de «rappel à l’ordre» au gouvernement fédéral de ses obligations à l’égard des Premières Nations.   

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Il revient à tous les paliers de gouvernement de négocier avec les Autochtones en vue de régler cette crise, a insisté Ghislain Picard.   

«Depuis quelques jours, tout le monde se lance la balle, mais c’est une responsabilité collective qui revient à tous les gouvernements, provinciaux, territoriaux et fédéral», a-t-il affirmé.   

Ghislain Picard a également déploré que le premier ministre Justin Trudeau se trouve présentement à l’international afin de convaincre ses homologues d’appuyer la candidature du Canada pour l’obtention d’un siège au Conseil de sécurité des Nations Unies.   

«C’est ironique que M. Trudeau soit en campagne internationale, alors qu’au Canada, on n’a rien trouvé pour garantir la sécurité de milliers de femmes autochtones», a-t-il lancé.   

Le gouvernement Trudeau a répété vendredi que le blocus de voies ferrées doit cesser en respect de la loi, mais a appelé au «dialogue» pour ne pas attiser des tensions entre forces de l’ordre et Autochtones.   

Les militants autochtones s’opposent, en solidarité avec la Première Nation de Wet’suwet’en, au projet de gazoduc Coastal GasLink, en Colombie-Britannique.