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«J'aimerais briser mon image de fille sage» - Marianne Fortier

«J'aimerais briser mon image de fille sage» - Marianne Fortier
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

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La comédienne Marianne Fortier, qu’on a pu découvrir dans le film «Aurore» alors qu’elle n’avait que 10 ans, célèbre déjà 15 ans de métier. Sa carrière étant maintenant bien établie, elle souhaite explorer de nouvelles avenues et aller là où on ne l’attend pas. Son rôle dans le suspense «La faille», dans lequel elle joue une jeune femme rebelle, est selon elle un pas dans la bonne direction. 

Marianne, que peux-tu nous dire à propos de ton personnage dans «La faille»?

Quand j’ai auditionné pour le rôle de Raphaëlle, l’expression-clé pour moi était «femme fatale». C’est une fille charmante et intelligente. On sent un certain danger chez elle, mais c’est insidieux, ce n’est pas clair... On ne comprend pas toujours pourquoi elle agit de telle ou telle façon, et on ignore si elle dit la vérité ou pas. Elle est très proche d’Anthony (joué par Noah Parker, NDLR), qui est un peu plus jeune qu’elle, et là encore on ne sait pas trop quelles sont ses intentions à son sujet. 

On te voit rarement dans ce type de rôle. Habituellement, tu joues des filles gentilles, non?

C’est vrai, et je suis contente de ce changement. Ce rôle m’a permis de puiser dans des endroits où je n’étais jamais allée jusqu’à maintenant, ce qui a été très intéressant. Souvent, je projette l’image d’une petite fille sage, mais je ne le suis pas tant que ça. J’aimerais décrocher un rôle de vilaine ou de «badass» afin de briser cette image. Je suis très motivée pour montrer que je peux jouer dans un tout autre registre. J’ai 26 ans, et il m’arrive de jouer des personnages qui ont 17 ou 18 ans. C’est le fun, mais je veux aussi jouer des femmes de mon âge. En même temps, je sais que ça va arriver un jour et que ce sera ainsi pour le restant de ma vie, alors aussi bien profiter des rôles jeunesse pendant qu’ils passent. 

Tu fais ce métier depuis l’enfance. Qu’est-ce qui t’a amenée devant les projecteurs?

Ç’a vraiment été un hasard. J’ai fait mes premiers pas au cinéma dans la peau de la petite Aurore, mais, avant ça, soit à l’âge de cinq ans, ma mère, qui a une formation en musique, m’a fait chanter dans une comédie musicale. Je regardais les gens autour de moi sur la scène, et je me suis dit que j’avais envie de faire ça! 

Tu as parlé du film «Aurore». Ce tournage t’a-t-il marquée?

Oui, mais de façon positive. J’avais des scènes parfois difficiles à tourner, mais j’étais bien entourée et on m’expliquait tout. J’ai surtout adoré ça au point de faire encore ce métier aujourd’hui. J’avais 10 ans quand j’ai joué ce rôle. Plusieurs personnes disaient que ça n’avait pas de sens de jouer un tel personnage si jeune, mais ça ne m’a pas traumatisée. Je me sentais bien sur ce plateau! 

Est-ce pendant ce tournage que s’est confirmé ton désir de faire ce métier?

Oui, assurément. Disons que le fait de jouer un rôle si marquant m’a permis de faire mon entrée par la grande porte. Surtout que l’équipe avait passé des milliers de jeunes filles en audition pour ce rôle. En tournant ce film, j’ai eu la piqûre pour ce métier. 

Tu es comédienne depuis plus de 15 ans. De quoi es-tu le plus fière?

Je suis fière d’avoir eu de beaux rôles tant au cinéma qu’à la télévision. Je pense à des films comme «Aurore», «Maman est chez le coiffeur» et «Pieds nus dans l’aube», ou encore, à des séries comme «Jérémie», «Pour Sarah» et «Demain des hommes». Je suis aussi particulièrement fière d’avoir participé à la pièce «Roméo et Juliette», au TNM. J’ai joué la Juliette de ma génération, et ça me rend heureuse, même si ç’a été un immense défi. Ç’a été une chance inouïe de faire ça! 

Y a-t-il un personnage que tu chéris particulièrement?

Je dois dire que Chloé, dans «Demain des hommes», a été marquante pour moi, car c’était la première fois que je jouais une fille qui ne me ressemblait pas. Elle avait des piercings, des tatouages... Elle avait son petit caractère et ne s’en laissait pas imposer. Quand j’ai appris qu’il n’y aurait pas de deuxième saison, j’ai eu un deuil à faire. 

Y a-t-il un aspect du métier qui te plaît moins?

Non. Même que, contrairement à plusieurs, j’aime le processus des auditions. C’est stressant et difficile, mais j’aime ces échanges, ça me fait grandir. Je vois chaque audition comme une petite formation. J’aime avoir à prouver quelque chose pour décrocher un rôle. 

Aimerais-tu tenter ta chance aux États-Unis ou en Europe?

Oui. Je n’ai pas de plan précis, mais j’aimerais aller voir ce qui se fait ailleurs. Je sais que c’est très différent d’un endroit à l’autre et qu’on est choyés, au Québec, mais, comme je suis curieuse, j’aimerais bien tourner à l’étranger et vivre d’autres expériences. 

As-tu déjà songé à faire autre chose?

Oui. À un certain moment, j’ai voulu réaffirmer mon choix d’être actrice. J’ai commencé très jeune, alors je voulais être certaine que c’était ce que je voulais faire. J’ai fait un bac en cinéma et j’ai étudié en direction photo. Je ne me suis donc pas vraiment éloignée de mon métier, mais juste ça, ça m’a permis de confirmer qu’être comédienne était ce que je voulais faire dans la vie. 

Aimerais-tu passer derrière la caméra?

Je teste le terrain depuis quelque temps et la direction photo m’intéresse, mais quand je suis derrière la caméra et que je vois les comédiens travailler, je les envie et je pense constamment au jeu. Ma première passion est vraiment le métier d’actrice. Je me dis que je n’ai pas besoin tant que ça d’un plan B, puisque je suis bien dans mon plan A. 

Tu es très discrète sur ta vie privée. Que fait Marianne quand elle ne tourne pas?

Je fais beaucoup de choses, mais, dernièrement, j’ai commencé à faire de la boxe. Ç’a été toute une révélation. Ça me permet de me défouler. 


  • Les séries «La faille» et «L’Académie» sont offertes sur Club illico. La deuxième saison de «L’Académie» est aussi diffusée les mardis à 19 h, à TVA.