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Le «buzz» Nantel

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L’humoriste Guy Nantel est officiellement candidat à la chefferie du Parti québécois. Et ça semble combler bien des gens. Mais pourquoi, hein? 

Je veux dire, je n’ai absolument rien contre le gars. C’est un des meilleurs humoristes au Québec. Il est non seulement drôle, mais il est intelligent, allumé, opiniâtre. 

Mais je m’explique mal le «buzz» que son saut en politique semble créer. En fait, je me demande si cela n’en dit pas très long sur la capacité des partis politiques, peu importe la couleur, à attirer des candidatures de prestige. 

Quand c’est rendu qu’on s’excite le poil des jambes parce qu’un raconteur de blagues décide de s’aventurer à diriger un parti politique bien établi, en espérant gagner une élection générale, puis fonder un pays, me semble que cela indique que les standards ont bien changé. 

Sens critique 

Je ne dis absolument pas qu’un humoriste ne peut pas devenir un politicien. Je dis seulement que notre sens critique semble prendre le bord un tantinet quand une personne possédant une notoriété publique, mais aucune expérience réellement pertinente pour le profil de l’emploi, décide de tenter le coup. 

Depuis jeudi dernier, j’ai trop peu entendu de commentaires sur le fait que monsieur Nantel n’a pas révélé grand-chose sur sa vision du Québec et du PQ. Il y a eu de belles grandes généralités, mais peu de substance. 

Pas beaucoup de critiques non plus sur le fait que son communiqué de presse était assurément boiteux. «L’Équipe Nantal» qui avait oublié des espaces et des majuscules un peu partout. 

Un candidat ordinaire aurait été tourné en ridicule dans la même situation. Nantel aurait été le premier à rire de cette personne. Mais là, silence radio. 

J’insiste. Peut-être que monsieur Nantel s’avérera un redoutable politicien capable de fédérer les Québécois. Mais de là à lui donner le Bon Dieu sans confession, je vais me garder une p’tite gêne.