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Palmarès des cégeps: le tour de force du cégep de Sainte-Foy

L’établissement a mis en place une panoplie de mesures pour aider ses étudiants

Le cégep de Sainte-Foy est l’établissement francophone qui obtient le plus haut taux de diplomation en sciences de la nature. Sur la photo, des étudiantes dans un laboratoire de chimie organique lors d’un exercice de microdistillation.
Photo Jean-François Desgagnés Le cégep de Sainte-Foy est l’établissement francophone qui obtient le plus haut taux de diplomation en sciences de la nature. Sur la photo, des étudiantes dans un laboratoire de chimie organique lors d’un exercice de microdistillation.

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Pour la première fois au Québec, Le Journal publie un tout nouveau classement permettant de comparer la performance des cégeps en termes de diplomation.  


Le cégep de Sainte-Foy est l’établissement francophone qui se retrouve le plus souvent en tête du palmarès du Journal pour son haut taux de diplomation, un tour de force qui est loin de s’expliquer uniquement par le fait qu’il attire les meilleurs étudiants. 

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C’est du moins ce qu’affirme sa directrice générale, Jasmine Gauthier, qui travaille dans le réseau collégial depuis près de 30 ans.   

Le Journal publie aujourd’hui, dans un cahier spécial, les taux de diplomation par cégep pour les 13 programmes qui accueillent le plus grand nombre d’étudiants, une première.   

Parmi les établissements qui se démarquent dans cet exercice, on retrouve le cégep de Sainte-Foy, où Mme Gauthier est directrice depuis un an et demi. À son arrivée, elle a été impressionnée par la panoplie de mesures mises en place pour aider les jeunes à obtenir leur diplôme.    

«Je n’avais jamais vu autant de mesures d’encadrement et de services. Je pense que c’est ce qui fait la différence», lance-t-elle.   

Mme Gauthier est convaincue que les bons dossiers scolaires des étudiants à l’entrée ne peuvent expliquer à eux seuls le haut taux de diplomation de son établissement.    

Or, la moyenne générale au secondaire des étudiants admis au cégep de Sainte-Foy est la troisième plus élevée de tous les collèges publics, avec 78 %. Parmi ces étudiants, 12 % sont toutefois considérés «en situation de handicap» – ils ont un trouble d’apprentissage, un déficit de l’attention ou des problèmes de santé mentale – alors que la moyenne provinciale est plutôt de 10,6 %.   

Dépistage et test diagnostique  

Parmi les mesures mises en place pour donner un coup de pouce aux étudiants qui en ont besoin, le cégep de Sainte-Foy mise entre autres sur le dépistage dès la première session. Des étudiants qui semblent éprouver des difficultés sont orientés vers des «répondants à la réussite», des enseignants responsables de mieux les encadrer.   

D’autres mesures sont plus spécifiques, selon les programmes. En sciences de la nature, tous les nouveaux étudiants doivent se soumettre à l’entrée à un test diagnostique en mathématique. Ceux qui éprouvent plus de difficulté seront invités à effectuer des modules ciblés selon leurs lacunes.   

«C’est un outil qu’on a développé ici, à Sainte-Foy. C’est une clé vraiment importante», affirme Mme Gauthier.   

Miser sur la pédagogie  

Dans ce collège, une douzaine de conseillers pédagogiques travaillent avec les enseignants afin de leur donner des formations et de les conseiller sur des méthodes pédagogiques à utiliser en classe.   

«C’est une grosse équipe, on a toute une expertise qui se développe, affirme Mme Gauthier. On travaille sur les pratiques probantes en enseignement. Il faut travailler sur les leviers sur lesquels on peut agir.»   

  

LES FACTEURS QUI EXPLIQUENT LA RÉUSSITE AU CÉGEP  

  1. Qui est l’étudiant : son profil et son parcours avant son entrée au collégial (éducation des parents, milieu socio-économique, résultats au secondaire, etc.)   
  2. Ce que fait l’étudiant : son engagement pendant ses études collégiales (motivation, temps consacré à ses études, etc.)   
  3. Ce qui se passe en classe : la qualité de l’enseignement et de la relation maître-élève   
  4. Ce qui se passe à l’extérieur de la classe : les services professionnels, les activités parascolaires, etc.   

Source : Simon Larose, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation à l’Université Laval