/investigations/truth
Navigation

Une mauvaise note pour le ministre de l’Éducation

École secondaire de Mirabel
Photo Martin Chevalier

Coup d'oeil sur cet article

Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : les recherchistes de notre Bureau d’enquête, basées à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialisent dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, elles vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L'ÉNONCÉ

Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation
Photo Simon Clark
Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation

L’adoption par bâillon de la clause permettant au gouvernement du Québec de forcer les villes à lui céder gratuitement des terrains pour la construction de nouvelles écoles a suscité la grogne dans le milieu municipal. Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, s’est défendu en expliquant que les négociations étaient souvent difficiles et ralentissaient les projets. « Savez-vous c’est quand la dernière fois qu’on a inauguré une école secondaire au Québec ? En 2006 », a-t-il déclaré en période de questions, mardi.

LES FAITS

Le ministre Roberge doit refaire ses devoirs puisqu’il y a eu au moins deux nouvelles écoles secondaires depuis 2006. Ainsi, l’école secondaire de Mirabel a été inaugurée en mai 2009. La Ville de Mirabel a d’ailleurs cédé le terrain pour 1 $ en juillet 2007 pour la construction de l’établissement, selon les documents fonciers. À l’époque, la Ville a déboursé environ 500 000 $ pour acquérir les terrains. L’école secondaire des-Studios, voisine du Centre d’études professionnelles de Saint-Jérôme, a également été inaugurée en décembre 2010. Le terrain appartenait toutefois déjà à la Commission scolaire de la Rivière-Nord.

Avant le bâillon, le même processus de cession de terrains s’appliquait aux écoles primaires, et il y en a plusieurs qui ont été ouvertes depuis 2006.

Le chiffre de la semaine : 66 791 

C’est le nombre de correspondances du public que le bureau de Justin Trudeau a reçu dans la dernière année à propos des changements climatiques.

Il s’agit du sujet le plus populaire parmi les messages envoyés au bureau du premier ministre entre janvier et décembre 2019. Au total, les 10 enjeux les plus abordés ont généré 430 469 courriers, en format électronique ou papier, selon un document parlementaire déposé à la Chambre des communes.

Parmi les autres sujets, on retrouve le projet d’expansion du pipeline Trans Mountain (58 599 correspondances), l’économie verte (49 394) et l’interdiction d’élever des animaux à fourrure (46 141).

— Sarah Daoust-Braun