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Bombardier chute en Bourse après l’accord avec Alstom

Bombardier chute en Bourse après l’accord avec Alstom
Photo Francis Halin

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Les investisseurs n’ont vraisemblablement pas été rassurés par la décision de Bombardier de vendre sa division ferroviaire à Alstom. 

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L’action de la multinationale québécoise a perdu 9,7 %, mardir, pour clôturer à 1,49 $ à la Bourse de Toronto. Le titre avait pourtant ouvert en hausse de près de 8 %.  

Comme la Bourse de Toronto était fermée lundi en raison d’un congé, la séance de mardi était la première où les investisseurs pouvaient réagir à l’accord conclu lundi avec Alstom.

Les analystes financiers ont généralement bien accueilli la transaction, qui fera fondre la taille de Bombardier de moitié, mais qui pourrait également permettre à l’entreprise de faire passer sa dette de 9,3 G$ US à tout juste 2,5 G$ US.

Les jets d’affaires, une bonne idée ?

La banque américaine J.P. Morgan s’est toutefois interrogée sur la pertinence pour Bombardier de se concentrer sur les avions d’affaires, une industrie cyclique « qui fait face à des défis structurels » et « peu attrayante du point de vue de la croissance ».

Dans l’espoir de calmer le jeu, le PDG de Bombardier, Alain Bellemare, s’adressera mercredi aux investisseurs pour la troisième fois en moins d’une semaine.

 À Paris, Alstom a clôturé en baisse de plus de 3 %, mardi. L’entreprise devra émettre pour plus de 5 milliards d’euros (plus de 7,1 G$ CA) d’actions pour financer l’achat de Bombardier Transport, ce qui diluera fortement les actionnaires actuels.

La transaction Alstom-Bombardier doit être approuvée par Bruxelles, un processus qui pourrait prendre plus d’un an, et même ne pas aboutir.