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Québec veut faire augmenter le taux de diplomation dans les cégeps

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Alors que la réussite fait du surplace depuis des années dans le réseau collégial, Québec veut faire passer le taux de diplomation dans les cégeps de 64 % à 68 % d’ici 2023. 

Le Journal publiait en fin de semaine le tout premier Palmarès des cégeps, basé sur les taux de diplomation des établissements dans les trois programmes préuniversitaires et les dix programmes techniques qui comptent le plus grand nombre d’étudiants. 

Cet exercice a notamment permis de révéler des écarts importants entre les cégeps en matière de réussite pour un même programme, alors que le taux de diplomation dans le réseau collégial oscille autour de 64 % depuis des années. 

Nouvelle cible 

Or le gouvernement Legault a récemment fixé une nouvelle cible de réussite à atteindre dans le réseau collégial au cours des prochaines années. 

Dans le nouveau plan stratégique du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, dévoilé début décembre, on peut lire que l’objectif est de faire passer le taux de diplomation à 68 % en 2022-2023. 

Il n’a toutefois pas été possible lundi d’obtenir de commentaires à ce sujet de la part du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui a décliné notre demande d’entrevue. La réponse a été la même du côté de la Fédération des cégeps. 

Ce n’est pas la première fois que Québec fixe des cibles de réussite aux cégeps : le premier ministre François Legault, alors qu’il était ministre de l’Éducation au tournant des années 2000, avait demandé au réseau collégial d’augmenter son taux de diplomation à 76 % d’ici 2010, alors qu’il se situait à 61 %. 

Les cégeps n’y sont pas parvenus, malgré la mise en place de plans de réussite et de mesures qui en ont découlé. 

Accommodements 

Dans le réseau, on fait valoir que les cégeps font désormais face à de nouveaux défis, avec l’augmentation fulgurante du nombre d’étudiants à besoins particuliers au cours des dernières années. 

Un chantier a par ailleurs été mis en branle l’an dernier pour augmenter la réussite dans le réseau collégial, alors que les besoins en main-d’œuvre qualifiée ne cessent d’augmenter.