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UberEats & Foodora: la popularité des applications de livraison explose

Les applications de livraison comme UberEats et Foodora gagnent de plus en plus d’adeptes

applications livraisons
Photo Cédérick Caron Les applications mobiles de livraison de repas de restaurant gagnent en popularité.

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Les applications de livraison de nourriture comme UberEats et Foodora, qui permettent de manger du resto à la maison, connaissent une augmentation de popularité fulgurante.  

« C’est impressionnant de voir comment ça se transforme, et il y a un potentiel de développement énorme avec ce genre d’application », explique Sylvain Charlebois, directeur principal du Laboratoire en science analytique agroalimentaire de l’Université Dalhousie, qui publie une nouvelle étude ce matin.   

Depuis le mois de mai dernier, le nombre de Canadiens qui ont essayé au moins une fois ce type d’application a grimpé de 10 % selon les données publiées.   

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec Sylvain Charlebois, professeur en distribution agroalimentaire à l’Université Dalhousie d’Halifax, sur QUB radio :

C’est maintenant 39 % de la population du pays qui a déjà commandé un souper du bout des doigts sur leur téléphone ou leur tablette.   

Toutefois, les Québécois semblent moins friands de ce mode de livraison de repas. Environ 26 % des gens sondés au Québec ont utilisé une application de ce type contrairement à 48 % en Saskatchewan et au Manitoba.   

Plus cher  

« Le prix de la nourriture est souvent plus cher, mais les gens achètent pareil parce que c’est souvent plus simple puisque c’est au bout du doigt », commente M. Charlebois. Il explique que généralement, un restaurant doit verser une commission d’environ 30 % à l’application et son livreur qui va porter le repas.   

« Il y a de plus en plus de restaurants qui font le saut sur ces applications », constate M. Charlebois.    

« Ces applications ouvrent la porte à plein de possibilités. Je ne serais pas surpris de voir des marchés d’alimentation créer leur marque de restauration et faire livrer avec ces outils », poursuit-il.   

La même enquête révèle aussi que, bien que l’industrie des boîtes de repas pré-préparé comme Goodfood ou MissFresh inonde le marché de promotions et de publicités, il semble qu’elle ait de la difficulté à fidéliser sa clientèle.   

L’industrie des boîtes de repas, comme celle de Goodfood, peine à fidéliser ses clients, contrairement aux applications mobiles de livraison.
Photo Martin Chevalier
L’industrie des boîtes de repas, comme celle de Goodfood, peine à fidéliser ses clients, contrairement aux applications mobiles de livraison.

« En ce moment, pratiquement aucune compagnie [de boîtes de repas pré-préparé] ne fait de l’argent. Seul HelloFresh a déclaré des profits récemment », commente M. Charlebois.   

Environ 23 % des Québécois ont essayé au moins une fois ce service, qui fait la promesse à ses clients qu’ils n’auront plus à se casser la tête avec le souper.    

Une boîte renfermant des fiches recettes et tous les ingrédients nécessaires est livrée à intervalles réguliers.   

C’est seulement dans les provinces de l’Atlantique et de l’Alberta que ces boîtes de repas sont plus populaires qu’au Québec.   

Selon l’enquête, 81 % des Canadiens qui ont déjà commandé des trousses repas dans le passé ne le font plus.   

« Nous ne sommes pas capables de dire si ce modèle d’affaires va durer. Le plastique et le suremballage sont les principaux problèmes de cette industrie. Par contre, elle [l’industrie] engendre peu de gaspillage alimentaire et permet de recouvrir nos cuisines et parfois le goût de cuisiner », conclut M. Charlebois.   

J’utilise une application de livraison de nourriture au moins une fois par mois  

70 % chez les 18-34 ans   

74 % chez les 35-54 ans   

77 % chez les 55 ans et plus   

Source : Laboratoire en science analytique agroalimentaire, Université Dalhousie