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Les libéraux s'appuieraient sur un réseau de députés, employés et militants pour recommander des juges

Les libéraux s'appuieraient sur un réseau de députés, employés et militants pour recommander des juges
Photo d'archives, Agence QMI

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Le Parti libéral du Canada n'hésiterait pas à consulter un vaste réseau de députés, d'employés de cabinets et même de militants bénévoles lorsque vient le temps de proposer des nominations de juges, a dévoilé le Globe and Mail mardi.  

Le quotidien torontois, qui a mis la main sur de nombreux courriels échangés par des employés de ministres en 2017 et 2018, a rapporté mardi que le processus de nomination des juges serait partisan, malgré l’instauration d’un nouveau mécanisme en 2016. Pourtant, le gouvernement de Justin Trudeau avait assuré qu'il mettrait fin aux «nominations partisanes» qui avaient cours, selon lui, sous le précédent gouvernement conservateur de Stephen Harper.      

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Le processus de consultation et de recommandation a aussi entraîné quelques frictions avec le bureau de l'ancienne ministre de la Justice et procureure générale du Canada, Jody Wilson-Raybould, en poste à l'époque, selon les courriels obtenus par le Globe. Rappelons que celle-ci avait livré un témoignage explosif, l'an dernier, sur les pressions qu'elle aurait subies de la part du bureau du premier ministre dans l'affaire SNC-Lavalin, ce qui avait ultimement mené à son expulsion du parti.    

«Quand j'étais ministre, je prenais soin de nommer le candidat le plus compétent. Je suis très fière des nominations que j'ai pu faire et je m'assurais de ne pas être soumise à des pressions politiques», a commenté Mme Wilson-Reybould dans les couloirs du Parlement, mardi.    

Selon le Globe, à certaines occasions, les employés ont suggéré une personne pour un poste de juges en faisant valoir, par exemple, qu'elle a déjà organisé un événement caritatif pour le parti libéral ou qu'elle partage la philosophie du gouvernement Trudeau.    

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Le ministre de la Justice, David Lametti, a réagi mardi en se disant «fier» du processus de nomination judiciaire mis en place par son gouvernement. «Il y a plusieurs candidats qui ne passent pas la première étape, qui est complètement à côté de la politique», a souligné le ministre Lametti.    

Le gouvernement fédéral a la responsabilité de nommer les juges à la Cour suprême du Canada, à la Cour fédérale du Canada et dans les cours supérieures et d'appel des provinces, comme la Cour supérieure du Québec et la Cour d'appel du Québec.