/news/provincial
Navigation

Projet immobilier à Cap-Rouge: les inquiétudes persistent malgré une promesse de conservation des espaces verts

Projet immobilier à Cap-Rouge: les inquiétudes persistent malgré une promesse de conservation des espaces verts
Photo Stevens Leblanc

Coup d'oeil sur cet article

Le Club de golf de Cap-Rouge a voulu rassurer ses voisins sur son projet de développement immobilier, en garantissant que les espaces verts des alentours seront protégés « pour toujours », une promesse qui n’a pas calmé les inquiétudes.

• À lire aussi: Golf de Cap-Rouge: les actionnaires approuvent le projet immobilier

• À lire aussi: Le projet en hauteur du Golf de Cap-Rouge contesté par les citoyens

Le président du Club, Jean-F. Keable, a fait mardi une présentation détaillée à près de 80 citoyens de Cap-Rouge, voisins du golf, qui se sont déplacés pour connaître les détails du projet immobilier, approuvé par les actionnaires. 

On a dévoilé les trois partenaires qui se sont associés : il s’agit du Groupe Tanguay, qui agit comme bailleur de fonds, d’Ogesco, qui sera le constructeur, et de PMA Architectes, qui s’occupera de l’aspect architecture.  

Dette

On prévoit la démolition complète du chalet actuel et la construction sur le même terrain d’un nouveau chalet de deux étages et de 13 étages supplémentaires au-dessus, qui abriteront un maximum de 150 condominiums. Le Club de golf demeurerait propriétaire de l’ensemble des terrains. Le projet est nécessaire à la survie du Club qui a une dette de 2,2 millions $, et qui, sinon, devra fermer d’ici trois ans, selon le conseil d’administration.

Une servitude sera accordée sur l’ensemble du reste du terrain en faveur de la Ville de Québec qui garantit que le terrain ne deviendra jamais autre chose qu’un parcours de golf ou un parc. 

Pour l’homme d’affaires Jacques Tanguay, la proposition est rassurante, car elle assure que les espaces verts du golf seront protégés « pour les 100 prochaines années ». Mais il a affirmé que jamais il n’ira en opposition avec les citoyens et se retirera du projet s’il n’est pas accepté par la population.

« C’est un édifice qui va être super beau, a indiqué André Jolicoeur, du Groupe Tanguay. On ne peut pas vous montrer la bâtisse aujourd’hui parce qu’on est à l’état embryonnaire. »

Image retirée

Le fait qu’une image ait été brièvement présentée et retirée précipitamment a insulté les participants qui demandaient une présentation visuelle.

Plusieurs citoyens se sont présentés au micro pour émettre des inquiétudes. Les citoyens se questionnent sur la circulation future, sur l’impact visuel et sur la portée de l’ombre. « Je n’aurai plus de soleil. Vous ne pouvez pas me l’enlever, vous n’avez pas le droit », a exprimé une citoyenne de la rue Escoffier. 

Julien Mainguy, qui habite sur la même rue, appréhende une perte de valeur. Il a dit trouver boiteuse la comparaison du président du Club qui a souligné que le parcours de golf subira aussi une perte d’ensoleillement. « La comparaison me semble faible », a-t-il lancé. 

« Il reste beaucoup de questions en suspens », a indiqué Louis Beaupré du comité de citoyens. « Vous nous forcez à prendre le seul moyen qu’on a, soit bloquer le changement de zonage. »