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Succès quasi assuré pour Transplanté

Laurence Lebœuf tient l’affiche d’une série de calibre international

Laurence Leboeuf dans Transplant
Photo Courtoisie, CTV Laurence Lebœuf tient la vedette de Transplant aux côtés de Hamza Haq.

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Laurence Lebœuf n’avait jamais accepté de signer de contrat d’exclusivité avant Transplant. Après avoir regardé les deux premiers épisodes du nouveau drame médical de CTV, on comprend pourquoi elle s’est ravisée. C’est une réussite.

Qu’est-ce qu’une clause d’exclusivité ? Il s’agit d’une mesure par laquelle un comédien s’engage à jouer dans une série pendant un nombre déterminé d’années. Pour Laurence Lebœuf, on parle d’une entente de quatre ans. Durant cette période, l’actrice ne pourra tenir la vedette d’aucune autre série en anglais. Elle pourra toutefois accepter des rôles principaux au cinéma, tout comme elle pourra consentir à apparaître au générique de séries québécoises.

Parmi les Québécois qui figurent au générique du drame médical, citons Ayisha Issa.
Photo Courtoisie, Yan Turcotte
Parmi les Québécois qui figurent au générique du drame médical, citons Ayisha Issa.

Haletant

Laurence Lebœuf a bien fait de s’engager puisque Transplant convainc. La série, qui sera également présentée en version française (Transplanté) à VRAK, a tout pour plaire aux amateurs de drames médicaux. Beaucoup moins roman-savonesque que Grey’s Anatomy (Dre Grey, leçons d’anatomie), mais beaucoup plus haletant que The Good Doctor (Le bon docteur), Transplant tire son épingle du jeu en traitant d’un sujet chaud : l’immigration.

Le scénario s’articule autour de Bashir Hamed (Hamza Haq), un réfugié syrien qui parvient à reprendre sa carrière en médecine dans un hôpital de Toronto. Laurence Lebœuf incarne avec beaucoup de justesse Magalie Leblanc, une résidente aux urgences empathique et dévouée à 110 %.

Tournée à Montréal et produite par Sphère Média Plus (Les honorables, Cerebrum), Transplant compte d’autres acteurs québécois, dont Ayisha Issa (Bouba dans Unité 9), Charlotte Legault (Miss BBQ dans District 31) et Patrick Labbé. On trouve également plusieurs noms familiers derrière l’objectif, comme Alain Desrochers (réalisation), Érik Canuel (réalisation), Pierre Gill (direction photo) et Valérie Lévesque (costumes).

Les scènes d’hôpital ont été tournées en studio à Montréal.
Photo Courtoisie, CTV
Les scènes d’hôpital ont été tournées en studio à Montréal.

Tous les espoirs sont permis

CTV caresse beaucoup d’espoir avec Transplant. Plusieurs extraits ont été diffusés lors des pauses publicitaires du Super Bowl. À Toronto, la ville serait placardée d’affiches promotionnelles, indique le producteur Jocelyn Deschênes. La série est également distribuée par NBCUniversal, qui participe activement au financement. 

Parlant d’argent, le budget de Transplant est beaucoup plus élevé (quatre à cinq fois) que celui des séries québécoises du même genre, comme Épidémie. Et c’est apparent. Le tournage des 13 épisodes s’est étiré du 9 juin au 9 décembre, alors qu’au Québec, on parle généralement d’une cinquantaine de jours... maximum. C’est sans compter le temps de répétition, les week-ends de formation, le nombre de figurants dans chaque scène... Une telle valeur de production ajoute une (immense) touche de réalisme qui permet au téléspectateur d’embarquer davantage dans l’histoire. L’équipe a d’ailleurs sorti l’artillerie lourde au premier épisode bourré d’adrénaline. Tout y est : un camion qui défonce une vitrine, une intervention chirurgicale improvisée avec une perceuse sans fil, une enquête policière, une course à travers la ville, alouette.

Ça manque parfois de subtilité, mais c’est prenant. Et c’est ça, l’important.

  • Transplanté prend l’antenne de VRAK le mercredi 26 février à 22 h. En version originale anglaise sur CTV à 21 h.