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Un énorme défi

entraînement Impact
Photo d’archives Max Urruti et compagnie devront produire plus d’attaque cette saison avec la perte de Nacho Piatti.

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Le trou est immense, autant pour l’Impact que pour ses partisans. Le départ de Nacho Piatti va créer un vide au stade Saputo qu’on n’est pas près de combler.

D’un point de vue sportif, il sera très difficile de remplacer l’Argentin. On ne trouve pas un remplaçant à un des meilleurs joueurs de l’histoire de l’Impact et de la MLS en criant
« ciseau ! »

Oui, oui, vous me répéterez qu’il n’y a personne d’irremplaçable, mais vous conviendrez qu’on n’en trouve pas comme Nacho à tous les coins de rue.

Dans l’immédiat, c’est l’ensemble de l’effectif qui devra prendre le relais de Piatti. C’est en comité qu’on pourra combler son absence. Les Urruti, Jackson, Bojan et Okwonkwo devront participer à l’attaque un peu plus qu’ils ne l’ont fait la saison dernière.

En défense aussi, on devra être plus décisif. En accordant 60 buts la saison dernière, le Bleu-blanc-noir a remis le 20e bilan défensif sur 24 en MLS. Si le groupe de Thierry Henry réussit à retrancher une dizaine de buts à ce total, l’Impact devrait être en mesure de gagner quelques places au classement.

À l’instar de leur entraîneur, les joueurs de l’Impact auront beaucoup de choses à prouver cette saison. Un sentiment d’urgence commun devrait se faire sentir dans le vestiaire montréalais.

Qui sera en mesure de transporter ce groupe ? Y a-t-il seulement un vrai leader dans cet effectif ?

S’accrocher

Parce que jusqu’ici, on n’a pas l’impression que l’Impact a renforcé son effectif dans l’entre-saison. Cet hiver, les nouvelles signatures se sont encore faites rares et il semble que Henry devra composer avec les moyens du bord.

Bref, il m’est difficile d’être optimiste. Les joueurs déjà présents l’an dernier devront donner un effort supplémentaire pour maintenir l’équipe au classement jusqu’à l’arrivée d’éventuels renforts en milieu d’été.

Mis à part Romell Quioto, les nouveaux noms embauchés par l’Impact ne semblent pas être en mesure de vraiment avoir une influence fondamentale sur le club. Je ne demande pas mieux qu’un de ces derniers me prouve le contraire, mais d’ici là, je me garderai de parier sur les chances du XI montréalais.

En fait, il est peut-être là l’intérêt de la prochaine saison : l’Impact semble être en équilibre au bord d’un précipice. De quel côté va-t-il tanguer ? Faut rester à l’écoute pour le savoir...

Pas le temps de niaiser

Depuis le début du camp, les résultats n’ont rien de réjouissant pour les partisans de l’Impact. On accumule les défaites et l’attaque semble dans une traversée du désert.

Personnellement, je me garderai de tirer trop de conclusion d’une série de matchs présaison. Oui, l’Impact doit se secouer, mais la préparation est surtout faite pour travailler la base du jeu, établir les principes fondamentaux de l’équipe. Les résultats, c’est pour le moins secondaire. Premier vrai test donc, demain en Ligue des champions.

Même si certains s’inquiètent pour le début d’année du Bleu-blanc-noir, j’ai de mon côté l’impression que les circonstances l’aideront. Jouer un premier match avec autant d’enjeux n’aura d’autre choix que donner de l’énergie au groupe, de le lancer tête première dans cette saison. Parce qu’au moment où l’année MLS s’amorcera au Stade olympique, l’Impact sera chaud et devrait être en mesure d’imposer un rythme qui pourrait prendre par surprise l’adversaire.