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Un spectacle tout en guitares pour Pierre Lapointe

Pierre Lapointe délaisse le piano pour son spectacle Pour déjouer l’ennui et c’est réussi

Pierre Lapointe dévoile de belle façon, soutenu par une excellente formation, les titres de son nouvel album <i>Pour déjouer l’ennui</i>. Il est de retour mercredi soir, et une supplémentaire aura lieu le 10 avril 2021 
à la salle Louis-Fréchette.
Photo Jean-François Desgagnés Pierre Lapointe dévoile de belle façon, soutenu par une excellente formation, les titres de son nouvel album Pour déjouer l’ennui. Il est de retour mercredi soir, et une supplémentaire aura lieu le 10 avril 2021 à la salle Louis-Fréchette.

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Aucun piano. Pas de claviers. C’est avec des guitares, beaucoup de guitares, que Pierre Lapointe a dévoilé son tout nouveau spectacle, inspiré par les couleurs musicales de son opus Pour déjouer l’ennui. De bien belles couleurs.  

Deuxième de trois soirées à la salle Octave-Crémazie du Grand Théâtre de Québec, l’auteur, compositeur et interprète a présenté les chansons de cet album lancé l’automne dernier et revisité certaines de son vaste répertoire sous cet enrobage.   

Et ça fonctionne. Pour déjouer l’ennui est un concert tout en douceur, avec quelques montées et tout en musicalité. C’est beau, c’est bon et les moments réussis sont nombreux.  

Une prestation qu’il lance seul, sur le bout de la scène, devant le rideau, avec Amour bohème, de son dernier opus. On entend la musique. On ne voit pas les musiciens. Lapointe porte un long veston noir qui descend jusqu’aux chevilles.  

Et tout à coup, à la fin de la pièce, les rideaux s’ouvrent, dévoilant une superbe scène avec des rideaux or, des éclairages tamisés, un globe suspendu et quatre musiciens portant des vestons noirs.  

Il y a Félix Dyotte et Joseph Marchand aux guitares, Philippe Brault au guitarron (une imposante basse acoustique mexicaine) et à la contrebasse et José Major, qui excelle à la batterie et aux percussions. Les sonorités sont feutrées et délicieuses pour les oreilles.  

Belles harmonies  

Pierre Lapointe chante. Derrière un pied de micro, avec le micro entre les mains et parfois assis sur un tabouret. Il y a très peu de déplacements, mis à part quelques déhanchements. La forme est un peu statique par moments. Fidèle à ses habitudes, l’auteur, compositeur et interprète fait rire et sourire avec ses interventions.  

Les guitares sont immensément présentes. Il y a des six cordes, des douze cordes, acoustiques et électriques, un banjo et des ukulélés.   

Durant Nos joies répétitives, qu’il présente comme sa chanson préférée, les quatre musiciens partagent guitares et ukulélés.   

Les Brault, Dyotte, Major et Marchand unissent leur voix, tout au long de la soirée, à celle du chanteur. Ce qui donne droit à de belles harmonies.  

Sais-tu vraiment qui tu es ? Nu devant moi, La plus belle des maisons, Tous les visages, Au 27-100 rue des Partances et Deux par deux rassemblés, livrées sur le bout de la scène par les cinq musiciens, font partie des bons moments de la soirée.  

Amour ou songe, avec une section médiane en intensité et les beats d’Encore un autre amour, du projet Les Beaux Sans-Cœur, apportent, aux bons moments, de nouvelles couleurs.  

Oui, c’est un peu étrange de ne pas le voir au piano ou de ne pas entendre cet instrument, mais on oublie rapidement. Les vieilles chansons se tiennent dans cette formule, fortes, et se dévoilent sous un autre jour. Le spectacle Pour déjouer l’ennui est tout jeune, déjà tout beau et il se bonifiera au fil des représentations.