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Comportement de Mariana Mazza à «Tout le monde en parle»: «Je n’ai violé personne»

Mariana Mazza
Photo d'archives, Mario Beauregard (Agence QMI) Mariana Mazza

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Si elle admet que sa personnalité puisse polariser le public, l’humoriste Mariana Mazza estime avoir été injustement victime de commentaires haineux à la suite de son passage à l’émission de télévision Tout le monde en parle de Radio-Canada, dimanche dernier.

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«J’ai dit haut et fort des choses qui se passaient dans ma tête. Si ça n’a pas été coupé au montage, c’est parce que Guy [A. Lepage] a considéré que c’était divertissant et le fun. Mais je n’ai violé personne. Je n’ai volé personne», a-t-elle dit à l’émission On n’est pas obligé d’être d’accord à QUB radio, lundi.    

Écoutez l'entrevue complète ici:  

L’humoriste qui s’est comportée de façon familière avec les autres invités sur le plateau de l’émission a été renversée par les commentaires lui étant destinés sur les réseaux sociaux.    

Certains téléspectateurs s’en sont pris à elle en la qualifiant de «merde», de «conne» et de «salope», a-t-elle décrit. Elle a d’ailleurs publié un message sur Facebook le surlendemain de la télédiffusion.    

Publication Facebook de Mariana Mazza:  

«Ça m’a fait beaucoup de peine de constater en fait que les gens, quand ils s’attaquent à mon éducation, s’attaquent par le fait même à ma mère», a-t-elle raconté.    

Guy Lafleur riait de bon cœur  

Celle qui a interpellé l’ancienne vedette de la Ligue nationale de hockey (LNH) à la blague en lui disant «mon tabarnak!», a précisé que ce dernier avait bien saisi le ton irrévérencieux qu’elle employait.    

«Est-ce qu’on peut aussi se rappeler que Guy Lafleur riait de bon cœur? Je ne l’avais jamais vu rire de même depuis le début de l’entrevue. Est-ce qu’on peut dire que j’ai créé les plus gros fous rires sur le plateau et que personne n’est parti fâché? Est-ce qu’on peut dire que le lendemain de mon entrevue, la sœur de Guy Lafleur m’a écrit pour me dire que toute sa famille avait acheté des billets pour venir me voir en spectacle à Gatineau?», a-t-elle déclaré à l’animatrice Sophie Durocher.    

Mariana Mazza a d’ailleurs mentionné qu’elle a vendu près de 20 000 billets de son spectacle Impolie depuis la diffusion de Tout le monde en parle dimanche dernier.    

Femme VS Homme  

Elle estime que les commentaires à son endroit ont été dans certains cas très dégradants et croit que le public n’a pas la même tolérance envers les femmes.    

«Si ça avait été un homme qui avait fait cette réplique avec un petit sourire et qui avait tapoté l’épaule à Guy [Lafleur], ça aurait bien passé», a-t-elle dénoncé.  

Elle considère que les téléspectateurs l’auraient attaquée sur sa tenue vestimentaire ou sur d’autres traits de sa personnalité s’ils ne l’avaient pas insulté sur ses prises de parole.    

Savoir affronter la musique  

Toujours selon Mariana Mazza, le métier d’humoriste n’est pas facile et peut sembler moins attirant pour les femmes, si elles ne se sentent pas capables de vivre avec les critiques.  

«Ça demande une carapace et une étoffe pour affronter les critiques qui viennent avec [le métier] et je pense qu’en ce moment, les femmes en humour sont de plus en plus fortes devant ça», a-t-elle toutefois remarqué.    

L’appui de Martin Matte  

Depuis dimanche, elle a reçu plusieurs messages de soutien des autres membres de la communauté artistique. L’humoriste Martin Matte lui a notamment écrit pour la féliciter de son entrevue et lui conseiller de délaisser internet pour quelques jours, le temps que la tempête médiatique s’estompe.    

«Il a raison Martin. Mais ça, ça s’appelle de l’immaturité, Sophie. Je ne suis pas encore mature là-dessus. [...] J’aurais dû fermer tous mes réseaux sociaux», a-t-elle confié à l’animatrice.    

Des messages qui vont trop loin  

L’humoriste croit que ses délateurs devraient être surveillés de près et que ceux qui dépassent les limites devraient être sanctionnés.    

«On devrait peut-être penser à un recours [...] Quand on sent que c’est de la violence qui pourrait mener à une vraie action, on les dénonce et on leur donne un avertissement et on leur coupe leur internet», a-t-elle conclu.

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