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Legault peut enfin parler d’économie

GEN-Conférence de presse du premier ministre François Legault
Photo Agence QMI, Mario Beauregard François Legault et Pierre Fitzgibbon

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On a l’impression depuis quelques semaines que François Legault peut davantage se concentrer sur son véritable dada : l’économie.

Il est vrai que les quelque 16 premiers mois du mandat caquiste ont été particulièrement marqués par des enjeux identitaires. Pensons évidemment au débat sur la loi 21, ou encore aux tergiversations entourant les différentes réformes en matière d’immigration.

Puis, ce furent les négociations avec les médecins spécialistes, ou le projet de loi sur l’abolition des commissions scolaires et autres changements au système d’éducation.

Il y avait cette perception que François Legault ne pouvait pas mettre autant de temps qu’il le souhaitait sur son leitmotiv, soit le développement économique du Québec.

L’empreinte caquiste

Or, depuis quelques semaines, on a l’impression que cet aspect se fait plus sentir dans l’action gouvernementale.

Pensons au lancement d’Investissement Québec 2.0, alors que l’empreinte du premier ministre et de son ministre Pierre Fitzgibbon est désormais bien tangible au sein du moteur de développement économique du Québec. IQ aura maintenant comme mission de prendre plus de risques, de développer davantage, tant à l’international que dans toutes les régions du Québec.

Il y a eu cette semaine l’annonce d’un partenariat renouvelé avec les Cris qui permettra au gouvernement de développer le Nord dans l’harmonie et au bénéfice de tous. Un véritable coup de maître, facilité et inspiré des précédents que furent la Convention de la Baie-James de 1975 et la Paix des Braves de 2002.

Puis il y a Bombardier. S’il est vrai que le géant aux pieds d’argile n’est plus ce qu’il était, il faut toutefois reconnaître que la vigilance du gouvernement du Québec aura permis d’éviter le pire.

L’on raconte que le ministre Fitzgibbon a joué un rôle essentiel, notamment dans les pourparlers avec Airbus. Ce faisant, la perte de valeur de l’investissement jadis consenti par le PLQ pourrait être amoindrie, voire annulée, grâce au prolongement du partenariat annoncé entre Québec et Airbus.

Même si nous ne pouvons pas célébrer le démantèlement partiel de Bombardier, il n’en demeure pas moins que les bons emplois sont assurés pour l’avenir prévisible.

Des missions porteuses

Il y a également eu les récentes missions du premier ministre, en Californie en décembre dernier, puis à Washington au début du mois de février. Ce fut entre autres l’occasion pour le PM de faire la promotion du Québec comme terre d’investissement et aussi comme future « batterie verte de l’Amérique du Nord », comme il se plaît à le dire.

Il faudra voir les fruits que ces multiples démarches apporteront, mais des sources m’ont confirmé que dès cette semaine, des retombées concrètes de la mission en Californie devraient être annoncées.

Évidemment, tout n’est pas parfait. Des aventures comme celle d’un investissement dans de nébuleux ballons dirigeables soulèvent d’importantes questions. Mais il n’en demeure pas moins que l’action économique de ce gouvernement commence de plus en plus à se faire sentir. François Legault est dans son élément, et ça paraît.