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Patrice Michaud s’offre la totale et revisitera son répertoire avec l’OSQ

ART -FESTIVAL PETITE-VALLÉE DÉVOILEMENT
Photo Martin Alarie Patrice Michaud

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Patrice Michaud a choisi de s’offrir la totale pour le spectacle Un Michaud sur son 36, qu’il présentera jeudi soir et vendredi, au Grand Théâtre de Québec. Il revisitera son répertoire, sans ses musiciens et sans sa guitare, accompagné par les musiciens de l’Orchestre symphonique de Québec.  

Comment te sens-tu à quelques heures de cette grande première?  

«Fébrile et complètement relax. Ça fait quelques mois qu’on travaille sur ce spectacle et c’est certainement la première fois que je prends le temps pour travailler un projet de cette envergure-là. C’est rare et c’est un luxe qu’on n’a pas souvent. On est toujours pressés par le calendrier, et là, on a pris le temps de le faire.»  


Est-ce qu’il s’agit d’une première expérience, pour toi, avec un orchestre symphonique?  

«Je peux presque dire oui. J’avais fait une version de ma chanson Mécanique générale, en 2017, lors d’un concert de Noël avec Boucar Diouf et l’Orchestre symphonique de Montréal. C’était chouette, mais c’était trois minutes et demie seulement. J’ai déjà été accompagné, aussi, par des ensembles à cordes, mais rien de comparable avec un projet aussi ambitieux que celui-ci.»  


Tu vas être sur scène sans ta guitare et sans tes musiciens. Parle-moi un peu de cette immersion totale?  

«J’avais envie que l’on soit dans un concert symphonique et qu’on s’éloigne de la rencontre entre la chanson pop et la musique orchestrale. Mes repères ne sont plus là et c’est ce que je voulais. On a travaillé les introductions des chansons et le public va être largué jusqu’à ce que le thème embarque. Ça va créer de la dynamique et des surprises.»  


Ça représente quoi, pour toi, cette aventure symphonique?  

«Je n’ai pas de formation technique en musique et je n’ai jamais étudié là-dedans. En secondaire 5, on m’a fortement recommandé, en raison de mon absence de talent assez notable à la trompette, de laisser l’harmonie pour aller vers les arts plastiques. J’ai longtemps porté, lorsque j’ai commencé à faire de la musique, le chapeau de l’imposteur. Je n’aurais pas pu faire ça, il y a 10 ans.»   


Est-ce que ces spectacles seront une certaine forme de revanche à l’endroit de ce professeur qui dirigeait l’harmonie?   

«J’ai fait une boutade à cet effet sur ma page Facebook, mais je ne lui en veux absolument pas. Il avait bien raison. Je jouais de la trompette et c’était une sainte horreur. Il n’y avait rien de bon qui se passait là. Ce professeur était fin et passionné et je vais lui rendre un bel hommage en ouverture du spectacle.»  


À quoi va ressembler ce concert?  

«On va se promener à travers mes trois albums. J’ai aussi été chercher des chansons que le grand public qui me suit ne connaît pas tant, qui n’ont pas tourné à la radio et que j’ai très peu jouées en tournée. Il y en a même une ou deux, un peu mal-aimées, desquelles je m’étais éloigné, avec les années et qui prennent maintenant tout leur sens dans un habillage orchestral.»


Le cycle de ton dernier album, Almanach, est terminé. Est-ce que tu as commencé à travailler sur du nouveau matériel?  

«J’ai beaucoup écrit au cours des derniers mois et j’ai fait trois jours de studio avec des musiciens sans avoir de chansons. J’accumule des idées, j’ai beaucoup de stock et de musique et je vais voir ensuite avec quoi je vais travailler pour faire des nouvelles tounes.»