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Pornographie juvénile: l’ex-informaticien incarcéré sur-le-champ

Jean-Baptiste Abel a été reconnu coupable de crimes en lien avec la pornographie juvénile

Le procès devant juge et jury de l’ex-informaticien de l’armée Jean-Baptiste Abel avait commencé le 5 février au palais de justice de Québec.
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés Le procès devant juge et jury de l’ex-informaticien de l’armée Jean-Baptiste Abel avait commencé le 5 février au palais de justice de Québec.

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Reconnu coupable de possession et de distribution de pornographie juvénile ainsi que d’accession à celle-ci par douze de ses pairs, l’informaticien qui était au service des Forces armées canadiennes a été incarcéré immédiatement à la suite de sa condamnation.

Si Jean-Baptiste Abel est demeuré de glace, mercredi, lorsque, à la suite des accusations portées contre lui, le juré numéro 13 a prononcé, à trois reprises, le mot « coupable », sa mère, qui au départ pleurait doucement s’est, elle, mise à crier.

« C’est pas vrai ! C’est pas vrai, y’é pas coupable, y’é pas coupable ! » a-t-elle prononcé dans la salle d’audience jusque-là plutôt silencieuse. 

Après avoir remercié le jury, en spécifiant qu’au cours des douze derniers jours, ils avaient « pris la justice entre leurs mains pour l’appliquer à l’un de leur pair », le juge Carl Thibault a dissous la formation qui a quitté la salle.

Par la suite, la poursuivante, Me Sonia Lapointe, a demandé l’incarcération immédiate de l’homme de 30 ans, puisque ce dernier ne « bénéficie plus de la présomption d’innocence » et qu’il a un autre dossier en semblable matière. Une information que ne possédaient pas les jurés au moment du procès.

Alors qu’il était sous engagement, Abel s’est fait intercepter dans la nuit du 2 septembre 2018 dans sa voiture qui était garée dans le stationnement d’un Tim Hortons. Il avait, entre les mains, un ordinateur, ce qui lui était interdit.

Interpellé par les policiers, l’informaticien a alors dit se trouver là pour jouer à un jeu vidéo de guerre puisqu’il était « un joueur compulsif ».

L’ordinateur qu’il possédait a été saisi, puis analysé, et des fichiers de pornographie juvénile ont été trouvés. 

« Il s’agissait de dessins animés des personnages de Bart et Maggie Simpsons qui avaient des relations sexuelles entre eux ou avec leurs parents Omer et Marge », a précisé Me Lapointe. 

Peine minimale contestée

Pour sa part, l’avocat de la défense, Me Louis Belliard a rappelé au président du tribunal que depuis sa deuxième arrestation, son client avait respecté chacune des conditions qui lui avaient été imposées.

Il a également spécifié qu’il entendait contester la peine minimale de douze mois et qu’il ne fallait pas sous-estimer la possibilité d’imposer à son client « une peine avec sursis ». 

Malgré ces arguments, le juge a estimé que la Couronne avait présenté des motifs suffisants pour exiger l’incarcération immédiate et c’est menottes aux poings qu’Abel a quitté la salle. 

Il reviendra en avril pour les observations sur la peine.

Une feuille de route chargée

  • Nom : Jean-Baptiste Abel
  • Âge : 30 ans

Reconnu coupable de : 

  • Possession et distribution de pornographie juvénile ainsi que d’accession à celle-ci entre le 1er août 2015 et le 19 octobre 2016

Nouvelles accusations:

  • Possession de pornographie juvénile et accession à celle-ci le 29 janvier 2017 et le 2 septembre 2018
  • Non-respect d’engagement