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Des robots au Diamant

Inferno permettra à des spectateurs de vivre une expérience immersive unique

La performance Inferno, de Louis-Philippe Demers et Bill Vorn
Photo courtoisie, Magalie Fonteneau La performance Inferno, de Louis-Philippe Demers et Bill Vorn

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Présentée au Diamant les 8, 9 et 10 avril, l’expérience Inferno permettra à 144 spectateurs de se retrouver dans la peau de robots dont les mouvements seront contrôlés par des machines au rythme d'une trame sonore électro.  

À l’affiche à Québec en exclusivité, Inferno, qui a fait le tour du monde, lancera la programmation printemps du Diamant, qui sera dévoilée au cours des prochaines semaines. 

Lors des performances d’une heure dirigées par Louis-Philippe Demers et Bill Vorn, créateurs de cette expérience unique, les spectateurs pourront être observateurs ou prendre part à l’action.  

Chaque soir, 48 personnes auront l’occasion de se glisser dans des exosquelettes contrôlés à distance et «performeront» dans une salle sans sièges qui deviendra une grande boîte noire. Sous des éclairages stroboscopiques, elles seront accompagnées par de la musique électroacoustique composée par les deux concepteurs. 

La performance Inferno, de Louis-Philippe Demers et Bill Vorn
Photo courtoisie, Magalie Fonteneau

Les spectateurs qui feront le choix de vivre l’expérience pleinement devront suivre une courte formation 40 minutes avant le début de la représentation. 

Ils devront signer une décharge, mettre une combinaison de protection, puis enfiler, devant public, l’exosquelette de 12 kilos. 

Ces participants pourront bouger les jambes et les pieds, mais le haut de leur corps se trouvera sous l’emprise de la machine. 

Certains seront libres de se déplacer et d’autres se retrouveront dans une position de soumission imposée par les structures robotiques qu’ils porteront durant 30 minutes. 

Science-fiction 

Inferno est une performance inspirée par la représentation des différents niveaux de l’enfer, tels que dépeints dans l’Enfer de Dante ou les Dix Cours de l’Enfer de Haw Par Villa. Les participants sont entraînés dans une sorte de descente aux enfers. 

«Le châtiment est plus psychologique que corporel. L’exosquelette est lourd, pas toujours à la taille idéale, et il fait chaud. Il y a de l’inconfort, mais pas de supplice. L’expérience est quasi indolore. Tous les effets scéniques transportent le participant dans notre univers et l’assujettissent à la machine. C’est avant tout dans ce sens qu’on parle de châtiment», a expliqué Louis-Philippe Demers dans un entretien accordé au Magazine des cultures digitales et publié en juin 2015. 

La performance Inferno, de Louis-Philippe Demers et Bill Vorn
Photo courtoisie, Magalie Fonteneau

Les spectateurs qui désirent être plus captifs pourront danser au rythme des musiques électroniques. Le tout se déroulera dans une atmosphère techno, expérimentale, ludique et de science-fiction. 

«On peut également voir dans Inferno un deuxième niveau de lecture: l’enfer de la technologie venant se greffer à notre quotidien. Le plus frappant, c’est la servitude volontaire du public qui s’engage dans cette performance et qui en demande toujours davantage», a fait remarquer Bill Vorn.  

Créé en 2015 à Créteil, en France, Inferno a été présenté un peu partout sur la planète, avec des arrêts en Australie, aux États-Unis, en Europe, en Amérique du Sud, en Chine et au Canada. 

Les billets sont en vente à la billetterie du Diamant. Le coût est de 27$ pour ceux qui veulent vivre l’expérience à titre de spectateurs et de 36$ pour ceux qui désirent devenir des robots.