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Enquête pour cruauté animale: le Zoo de Falardeau se defend

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SAINT-DAVID-DE-FALARDEAU | Les allégations de cruauté animale envers le Zoo de Falardeau, à Saint-David-de-Falardeau, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, font mal à l'entreprise qui accueille près de 100 000 visiteurs par année. 

Plusieurs personnes auraient annulé leur visite, même si ses propriétaires réfutent l'ensemble des prétentions des ex-employés qui se sont confiés au journal Le Quotidien

Le Zoo de Falardeau n'a pas l'intention de laisser ternir sa réputation sans se défendre, a fait savoir l'avocat mandaté par les propriétaires du zoo. «On va défendre le travail de ces gens-là et leur amour pour les animaux», a réitéré jeudi Me Dominic Bouchard. 

Me Dominic Bouchard
Photo capture d'écran, TVA NOUVELLES
Me Dominic Bouchard

Dans un long communiqué de presse envoyé aux médias, chaque histoire alléguée par les ex-employés est reprise et démentie. À titre d'exemple, on peut lire dans le document qu'il s'agit d'un mensonge grossier et malveillant de prétendre que des travailleurs non qualifiés ont procédé à des castrations. 

«Aucun employé n'a été sollicité pour de tels actes», a-t-on indiqué. 

Il est aussi noté que «les ex-employés prétendent faussement à la mort d'animaux causée par le stress d'être en public, ce qui ne s'est jamais produit». 

Les ex-employés allèguent aussi que des autruches et des antilopes se seraient enfuies de leur enclos, mais selon les propriétaires, «cette situation ne s'est jamais produite. Suite à une distraction d'une employée, c'est un zèbre qui était sorti de son enclos». 

«Dans les prochaines semaines, on va documenter l'ensemble des faits avec témoignages à l'appui et démentir l'ensemble des mensonges véhiculés», a assuré Me Bouchard. 

C’est la preuve selon lui que ses clients souhaitent se conformer aux nouvelles règles en vigueur depuis 2018: il a été embauché il y a quelques semaines pour les accompagner dans ce processus auprès du gouvernement. 

Les opinions demeurent très partagées au sein de la population. 

D'un côté, il y a des gens qui réclament la fermeture du Zoo de Falardeau. TVA Nouvelles a répertorié au moins deux pétitions sur les réseaux sociaux qui ont cet objectif. Déjà près de 4000 personnes avaient signé l'un ou l'autre de ces documents jeudi en fin après-midi. 

Et de l'autre côté, il y a ceux qui préfèrent attendre les résultats des enquêtes de la police et de la protection de la faune avant de se prononcer. «Tant qu'on n'a pas de preuves, on ne le sait pas», a indiqué un homme rencontré sur la rue. 

Un autre passant a précisé qu'il n'hésiterait pas à retourner au zoo parce que pour l'instant, rien ne confirme que ces allégations sont vraies ou fausses. 

Le Zoo de Falardeau n'exclut aucun recours, même judiciaire, pour contrer la diffamation dont elle se dit victime.