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18 mois de prison pour avoir harcelé et agressé sexuellement une jeune escorte

18 mois de prison pour avoir harcelé et agressé sexuellement une jeune escorte

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Se sentant possiblement «diminué dans sa masculinité en raison de la réussite de sa conjointe», un immigrant français qui a agressé sexuellement une jeune escorte a écopé d’une peine de 18 mois d’emprisonnement, à la suite de laquelle il sera déporté. 

Il y a environ deux ans et demi, Olivier Polloni, 57 ans, s’est mis à visionner de la pornographie sur internet, alors qu’il «s’affairait à la préparation d’un voyage qu’il devait réaliser avec sa conjointe».  

En quelques semaines, l’homme, selon ses dires, a «basculé dans cet univers» qui a altéré son jugement ainsi que sa perception du respect des femmes. 

Guidé par la recherche de gratification immédiate en raison, selon l’agente de probation qui l’a évalué, de sa «faible considération pour autrui, de son égocentrisme» et de son désir de domination, Polloni a sollicité les services d’une jeune escorte âgée de 20 ans. 

Harcèlement et agression sexuelle  

En tout, l’accusé a vu sa victime six ou sept fois avant que cette dernière ne l’informe, en octobre 2016, «qu’elle ne serait pas disponible pour quelque temps». 

«L’accusé commence alors à la texter plusieurs fois par jour et il se rend chez elle sans être invité», a rappelé le juge Christian Boulet en précisant que la jeune femme, devant cette insistance, avait fait savoir à Polloni qu’elle ne désirait plus le revoir. 

Toutefois, toujours au cours du mois d’octobre, l’immigrant français s’est fait passer pour une autre personne et a pris rendez-vous avec la jeune travailleuse du sexe. 

Aussitôt qu’il est entré, le reconnaissant, elle lui a demandé de quitter les lieux, mais Polloni lui a répondu que puisqu’il payait, il avait le droit de rester et d’avoir le service auquel il s’attendait.  

«L’accusé a touché à la victime au niveau du vagin. Il l’a amenée de force dans le lit» et l’a obligée à se prêter à plusieurs jeux sexuels, puis il quitte en laissant 120$ sur la table». 

Craintes importantes 

Avant de prononcer la peine, le président du tribunal a rappelé que le degré de responsabilité de l’accusé était entier et qu’il avait infligé des craintes importantes à sa victime.    

Depuis les événements, la jeune femme a peur de sortir seule et elle souffre d’insomnie. Elle a également dû abandonner l’école pendant quelque temps et a changé de domaine d’études. 

Lorsque Polloni aura purgé sa peine de détention de 18 mois, il sera remis aux autorités canadiennes qui veilleront à l’expulser pour qu’il retourne en France. 

Il était arrivé au pays en 2011 à la suite d’une promotion reçue par sa conjointe.