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Blocus ferroviaire: «Trêve de discours creux, du concret et des résultats», demande le maire de Saint-Augustin

Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau
Photo d'archives, Simon Clark Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau

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Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau, demande à Ottawa d’agir afin de mettre un terme au blocus ferroviaire, une situation qui a des impacts «majeurs» sur des entreprises dans sa municipalité.  

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La compagnie Chemco, qui produit entre autres du liquide de déglaçage pour les avions, et l’entreprise Chemtrade, qui fabrique du coagulant pour le traitement des eaux des municipalités, sont de celles qui ne reçoivent plus de matières premières par wagons.   

«Il est impératif que le gouvernement fédéral prenne sans délai les mesures appropriées pour que soit levé ledit blocus», demande M. Juneau, précisant que certains dirigeants lui ont confié que leurs activités étaient en péril.  

Le maire qualifie cette situation «d’intolérable» et il estime qu’il est urgent de résoudre le problème de façon «pacifique» et dans le «respect». Il demande au premier ministre du Canada de faire preuve de leadership.  

«Les entrepreneurs ont eux aussi droit à ce même respect. Ils sont non seulement les piliers de notre économie, mais aussi l’eau au moulin de notre vie en société», affirme M. Juneau. «Trêve de discours creux, du concret et des résultats svp. On a atteint le point où la patience cesse d’être une vertu» ajoute-t-il.   

Impact sur les avions   

Chez Chemco, la direction mentionne avoir encore des réserves de liquide de déglaçage pour les avions pour trois à quatre semaines. Elle prévient toutefois qu’un nouvel épisode de verglas pourrait compliquer les choses.  

Il faut dire que la compagnie de Saint-Augustin-de-Desmaures compte parmi ses clients plusieurs aéroports canadiens. Aujourd’hui, elle ne reçoit plus du Texas sa matière première pour fabriquer son produit.   

«Oui, on commence à stresser. C’est préoccupant. Lorsque cela va reprendre, les gens du CN parlent de trois semaines à un mois avant de revenir à des délais réguliers», avance le président Frédéric Dessureault.   

«Si on manque de produit, cela peut avoir un impact assez grand. Si on bloque un aéroport, ce sont des avions commerciaux qui vont rester au sol, mais aussi des avions-ambulances», ajoute l’homme d’affaires. 

Labeaume est inquiet lui aussi 

Vendredi, le maire de Québec, Régis Labeaume, a joint sa voix à ses homologues d'autres villes québécoises qui réclament la fin de cette crise. 

«La Ville de Québec est inquiète des conséquences du blocus ferroviaire sur les entreprises et l'économie de la région. Il est impératif que le premier ministre du Canada trouve une voie de passage pour régler rapidement le conflit», a-t-il affirmé, dans une déclaration écrite transmise au Journal par son cabinet. 

- Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée