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La ministre de la Santé préoccupée par le cas du détenu seul en psychose

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Se disant « particulièrement préoccupé », le cabinet de la ministre de la Santé a exigé des réponses concernant le cas d’un détenu de Robert-Giffard dangereux, qui s’est retrouvé seul et en état de psychose hors des murs du centre.

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« On veut des explications. On veut savoir ce qui s’est passé et ce qu’ils vont faire. On est préoccupé par cette situation-là, ça ne devrait pas arriver », a commenté l’attaché de presse de la ministre Danielle McCann, Alexandre Lahaie. 

Le Journal publiait hier le cri du cœur de Marie-Claude Matte, cette responsable d’une petite ressource en santé mentale, à Québec, qui a été agressée au couteau par l’un de ses résidents, en novembre 2018.

L’individu — que l’on ne peut nommer pour protéger la confidentialité de son dossier médical — a été accusé de tentative de meurtre et d’agression armée. Inapte à subir son procès, l’homme a été envoyé pour détention à l’IUSMQ, où il représentait un « risque important pour la sécurité du public ».

Or, le 7 février dernier, une collègue de Mme Matte a croisé par hasard ce sexagénaire, seul et en pleine crise, dans la salle d’attente de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus. Informée par téléphone de la situation, une intervenante de Robert-Giffard a proposé de mettre l’individu dans un taxi, pour le ramener à bon port.

Le CIUSSS en cause

C’est le CIUSSS de la Capitale-Nationale (CIUSSS-CN), dont relève l’institut en santé mentale, qui devra répondre aux interrogations de la ministre de la Santé. Joint par Le Journal hier, l’organisation a refusé de confirmer si une enquête était en cours par rapport à ce dossier, qu’elle n’a d’ailleurs pas voulu commenter.

Le porte-parole du CIUSSS-CN, Mathieu Boivin, s’est contenté d’affirmer par courriel que dans « dans toute situation » pouvant porter atteinte au bien-être et à la sécurité, « un processus d’examen et d’évaluation rigoureux est déployé afin de faire la lumière sur les événements ». 

Dans leur sortie publique, Marie-Claude Matte et sa collègue réclamaient notamment de meilleurs accès et soins en santé mentale.