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Les cégeps veulent mieux former leurs profs

Les cégeps veulent mieux former leurs profs
PHOTO D'ARCHIVES, DIDIER DEBUSSCHÈRE

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Les cégeps réclament 30 millions $ afin de mettre en place des mesures pour hausser le taux de diplomation de leurs étudiants, qui passent notamment par l’amélioration des pratiques d’enseignement. 

«Maintenir le taux de diplomation dans les cégeps ne suffit plus, il est impératif de déployer de nouvelles mesures pour l’améliorer», peut-on lire dans le mémoire de la Fédération des cégeps, rédigé dans le cadre des consultations prébudgétaires gouvernementales. 

Pour y arriver, les cégeps veulent mettre en place dans tous les établissements des équipes multidisciplinaires qui permettront de mieux former les profs qui enseignent à un nombre grandissant d’étudiants qui ont des difficultés d’apprentissage et des besoins particuliers. Leur nombre a augmenté de 1200 % depuis dix ans. 

Expertise pédagogique 

La Fédération des cégeps estime qu’il est «essentiel» de mettre en place des moyens pour améliorer «l’expertise pédagogique» de leurs enseignants, tout en rappelant que la formation en enseignement n’est pas obligatoire pour les profs du réseau collégial. 

«L’intégration d’étudiants aux besoins variés nécessite maintenant plus que jamais une connaissance poussée en pédagogie», et les enseignants doivent «actualiser leurs connaissances à cet égard», peut-on lire. 

Il s’agit d’une démarche qui est faite «dans une perspective de soutien» envers les profs qui occupent «une fonction exigeante», précise le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Bernard Tremblay. «Ça doit répondre à un besoin des enseignants. [L’idée] ce n’est pas de leur dire quoi faire», ajoute-t-il. 

Embauches 

Les 30 millions $ réclamés serviraient à l’embauche de 210 enseignants-ressources, conseillers pédagogiques et intervenants chargés d’aider les étudiants à risque. 

«Il est urgent de déployer, dans l’ensemble du réseau collégial, des actions additionnelles en vue d’augmenter le taux de diplomation, comme le Québec l’a fait depuis plusieurs années pour le primaire et le secondaire», affirme la Fédération.