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Les médias ne sont pas les bienvenus à Belleville

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Les médias qui couvrent le barrage du Tyendinaga, près de Belleville, en Ontario, tentent d’aller à la rencontre de la communauté mohawk et des chefs Wet’suwet’en malgré l’opposition des Premières nations.  

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Une rencontre est prévue ce matin à entre les cinq chefs héréditaires Wet’suwet’en et la communauté mohawk. Toute la communauté mohawk est invitée au rassemblement, mais pas les policiers,ni les journalistes.    

Néanmoins, les médias anglophones présents sur place et TVA Nouvelles se sont concertés pour tenter d’approcher «en tout respect et en toute solidarité» la salle du conseil de bande, oùla rencontre aura lieu.    

 

 

Près du barrage, les Autochtones ont installé une ligne de cônes oranges aux abords du chemin de fer que les médias ne doivent pas franchir. Hier, notre journaliste Véronique Dubé a étémalmenée par un manifestant en s'avançant pour tenter d'obtenir réponse à ses questions. Un gouvernement «étranger»    

Rencontrée sur place, une femme autochtone a rappelé l’injustice à la source de cette crise, provoquée par l’opposition au tracé du gazoduc GasLink en territoire ancestral Wet’suwet’en.    

«Je suis que certains Canadiens se plaignent des désagréments... Mais voyez le comme ça : on vit avec des désagréments depuis des centaines d’années», a-t-elle témoigné, en anglais.    

Le gouvernement canadien n’a pas la juridiction sur ce territoire du nord de la Colombie-Britannique qui n’a jamais été cédé par traité par les Autochtones. «On l’appelle le gouvernementétranger du Canada», dit-elle en référence à ce gouvernement qui s’oppose au système de chefferie héréditaire autochtone.    

 «C’est très important de démontrer notre appui. On est tous unis, les Premières nations et nos alliés», a-t-elle conclu.  

 

AFP