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Les sables mouvants

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La crise des blocus ferroviaires autochtones entre dans sa troisième semaine et c’est le jour de la marmotte à Ottawa. 

Les semaines passent et les libéraux sont toujours incapables de prendre le dessus sur cette situation qui risque de déraper davantage.

À pas de tortue

Une petite lueur d’espoir s’est pourtant allumée hier.

La GRC de la Colombie-Britannique a offert de battre en retraite et de quitter des secteurs des territoires non cédés de la Nation Wet'suwet'en.

Le ministre des Services aux Autochtones Marc Miller était tout heureux d’affirmer que cette avancée « significative » allait permettre de résoudre la crise « dans des délais très brefs ». 

Son collègue de la Sécurité publique a même suggéré que le retrait de la GRC permettrait une levée de barrages.

Le ballon s’est vite dégonflé. 

Des chefs héréditaires ont accueilli froidement la proposition de la GRC.

Un des chefs a écrit sur Twitter que le harcèlement de son peuple par la police fédérale continue. 

On peut toujours être surpris, mais c’est très mal parti.

Surtout que les ministres responsables des questions autochtones, Marc Miller et Carolyn Bennett, sont incapables de rencontrer en personne les chefs héréditaires.

Le gouvernement Trudeau présente cette réunion comme le point de départ d’un règlement.

Dérapages ?

Pendant ce temps, l’économie du pays tourne au ralenti, le travail de milliers de Canadiens est menacé et ça commence à chauffer aux barricades.

De Montréal à Edmonton, des confrontations plus ou moins polies ont éclaté entre des citoyens excédés et des manifestants. 

Et qui sait comment sera reçue l’éviction des manifestants de Saint-Lambert par ceux qui soutiennent la cause des Wet'suwet'en. D’autres barricades seront-elles érigées en réaction ? 

Le gouvernement Trudeau s’est montré incapable de contenir cette crise. S’il fallait qu’elle s’aggrave...