/entertainment/movies
Navigation

Berlinale 2020: Anaïs Barbeau-Lavalette séduit Berlin

Berlinale 2020: Anaïs Barbeau-Lavalette séduit Berlin
PHOTO COURTOISIE

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – Anaïs Barbeau-Lavalette était encore sous le choc, quelques minutes après la projection en première mondiale de son nouveau film, La déesse des mouches à feu, samedi soir, dans le cadre de la 70e édition du Festival international du film de Berlin.  

Jointe au téléphone, alors que les spectateurs étaient encore en train de sortir de la salle, elle a confirmé que son film avait été bien reçu. «Ça s’est vraiment bien passé. C’est difficile de prévoir comment un film aussi enraciné dans l’identité québécoise allait résonner chez un public allemand. Étonnement, j’ai senti que ça se passait.»   

Adapté du roman du même titre de l’auteure Geneviève Pettersen, La déesse des mouches à feu raconte le passage à l’adolescence, au milieu des années 1990, de Catherine (jouée par Kelly Dépeault), une jeune fille de 16 ans. «Il y a eu très peu de films qui se passent durant ces années-là. J’avais même l’impression que le film de ma génération n’avait pas été fait. Quand j’ai lu le livre, je me suis dit que c’était le livre qui décrivait ma génération et il fallait que j’en fasse un film. Il y avait des références tellement nettes et précises dans le livre. J’avais vraiment envie de porter cette histoire et je ne me sentais pas imposteur parce que c’est exactement ma génération. J’avais l’impression que c’était mon adolescence qui était racontée, même si je ne viens pas de Chicoutimi et que j’ai grandi à Montréal.»   

ÉCOUTEZ l'entrevue de Geneviève Pettersen, autrice de «La déesse des mouches à feu», sur QUB radio:

Première du film La déesses des mouches à feu d'Anaïs Barbeau-Lavalette au Festival international du film de Berlin (Berlinade) le samedi 22 février 2020. Sur cette photo de gauche à droite: Caroline Néron, Anaïs Barbeau-Lavalette, Noah Parker, Kelly Dépeault, Robin L’Houmeau, et Antoine Desrochers.
PHOTO COURTOISIE / Jannis Wernecke
PHOTO COURTOISIE / Jannis Wernecke
Première du film La déesses des mouches à feu d'Anaïs Barbeau-Lavalette au Festival international du film de Berlin (Berlinade) le samedi 22 février 2020. Sur cette photo de gauche à droite: Caroline Néron, Anaïs Barbeau-Lavalette, Noah Parker, Kelly Dépeault, Robin L’Houmeau, et Antoine Desrochers. PHOTO COURTOISIE / Jannis Wernecke

Universalité des émotions  

Selon Anaïs Barbeau-Lavalette, les spectateurs de la Berlinale se sont aussi reconnus dans cette histoire, lors de la projection. «J’ai senti qu’il y avait beaucoup d’émotion dans la salle. La trajectoire adolescente du personnage de Catherine est abordée de façon très frontale dans le film.»   

C’était la troisième fois que la réalisatrice présentait un film à Berlin et, à chaque visite, elle vit les choses de différentes façons. «Je me transforme et mes expériences de festival changent aussi. La dernière fois que je suis venue, j’avais un bébé naissant. Cette fois-ci, c’est autre chose. Ce n’est pas un récit qui est parti de moi. J’ai été bouleversée par la voix de Geneviève et j’ai juste pris le relais.»   

Première du film La déesses des mouches à feu d'Anaïs Barbeau-Lavalette au Festival international du film de Berlin (Berlinade) le samedi 22 février 2020. Sur cette photo de gauche à droite: Geneviève Pettersen, Caroline Néron, Anaïs Barbeau-Lavalette, et Kelly Dépeault.
PHOTO COURTOISIE / Jannis Wernecke
PHOTO COURTOISIE / Jannis Wernecke
Première du film La déesses des mouches à feu d'Anaïs Barbeau-Lavalette au Festival international du film de Berlin (Berlinade) le samedi 22 février 2020. Sur cette photo de gauche à droite: Geneviève Pettersen, Caroline Néron, Anaïs Barbeau-Lavalette, et Kelly Dépeault. PHOTO COURTOISIE / Jannis Wernecke

En plus d’une grande partie de l’équipe du film, l’auteure Geneviève Pettersen a également fait le déplacement à Berlin pour la première du film, et elle était très heureuse de voir l’accueil que les spectateurs allemands ont réservé à son histoire. «Il y a un côté surréaliste. Je trouve que les thèmes abordés sont universels, peu importe où et à quelle époque tu grandis. Le passage à l’adolescence est fait de drames, de deuils, c’est le moment où le réel te frappe de plein fouet. Pour le personnage, c’est l’année noire de ses premières fois. Il y a aussi une vérité dans son histoire, c’est sans artifice, sans jugement, on vit les choses avec elle. Et puis, on est à Berlin et il y a forcément une parenté avec Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée...