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Blocus ferroviaire: difficile de chiffrer les impacts économiques

Blocus ferroviaire: difficile de chiffrer les impacts économiques
Photo Agence QMI, Maxime Deland

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MONTRÉAL – Différents intervenants des milieux économiques québécois ne s’entendent pas sur l’impact réel de la crise ferroviaire qui perdure depuis plus de deux semaines.

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Le premier ministre du Québec, François Legault, parlait vendredi de centaines de millions de dollars de pertes chaque jour pour la province.

L’association Manufacturiers et Exportateurs du Québec trouve ce chiffre conservateur.

De son côté, la Fédération des chambres de commerce du Québec avance plutôt que ce chiffre pourrait être un peu trop élevé, sans pour autant nier que plusieurs entreprises sont en péril depuis le début du blocus.

«Si on parle de pertes totales, ça me semble un peu beaucoup, par jour, parce qu’il y a plusieurs produits qui vont pouvoir être réutilisés quand même suite à la fin du blocus», a dit Charles Milliard, président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec.

«Je ne sais pas exactement d’où M. Legault sort son chiffre, mais c’est certainement une bonne idée d’exprimer une certaine inquiétude du gouvernement en termes de pertes financières parce qu’elles sont réelles. Maintenant, est-ce que c’est 100 millions, difficile à dire; je me garde une réserve», a-t-il poursuivi.

Difficile d’avoir des chiffres réels

Il est encore trop tôt pour mesurer les impacts réels de la crise ferroviaire sur l’économie québécoise, avance M. Milliard.

«Pour l’instant, c’est difficile de colliger toutes ces informations-là, a-t-il souligné. On voit beaucoup d’entreprises sortir dans les médias, mais il faut se rappeler qu’il y en a beaucoup qui ne sortent pas aussi. Des grandes entreprises ou des plus petites qui sont vraiment à couteaux tirés avec leurs finances ou qui, pour des raisons de compétitivité, ne peuvent pas sortir.»