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Le confort dans la complaisance...

GEN-
Photo Agence QMI, STEVE MADDEN Claude Julien sera-t-il sacrifié à l’issue d’une autre saison décevante du Canadien ?

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Les grands dirigeants vous le diront tous. Quand c’est tout croche dans une chambre à coucher, ne perds pas ton temps à chercher les punaises de lit, regarde la qualité du matelas ! Plus simplement : il faut scruter le sommet de la pyramide de pouvoir d’une entreprise afin de bien en évaluer la qualité du leadership et mieux en diagnostiquer la gravité des problèmes. 

De puissantes organisations de sport professionnel ont connu leur part de ratées au fil du temps. Les Lakers de Los Angeles et les Celtics de Boston dans la NBA. Les Yankees de New York et les Red Sox de Boston dans la MLB. Les Steelers de Pittsburgh et les Cowboys de Dallas dans la NFL. Toutes ces équipes ont la particularité commune d’avoir orchestré des virages importants afin de retrouver leurs lettres de noblesse. Toutes ces équipes sont parvenues à reconquérir un titre. 

Le Canadien vivra en juin une 27e sortie de coffre de suite de la coupe Stanley sans pouvoir la porter à bout de bras. Plus d’un quart de siècle sans championnat pour l’équipe la plus décorée de l’histoire du hockey. 24 titres en 83 ans... et depuis, plus rien.  

S’il semble évident que Claude Julien sera sacrifié afin de calmer la grogne au bilan d’avril, une profonde réflexion et une prise de conscience de l’exécutif de Groupe CH s’impose. Qu’en est-il exactement du leadership du « commandité » Geoff Molson ? Est-il l’homme de la situation pour gérer au quotidien une équipe de la Ligue nationale de hockey ? Ne serait-il pas souhaitable, considérant le niveau de complexité que commande la gestion d’un club en 2020, de lui retirer la responsabilité de l’organigramme hockey et de la confier à un président de spécialité ?  

Question brutale 

Le Canadien va vivre tout sauf une
« saison morte ». Tout est en place pour être créatif. Ronflante banque de choix de repêchage, jeunes espoirs repêchés, vétérans intéressants et de l’argent plein les poches. Marc Bergevin peut tourner le coin et remettre son équipe sur les rails menant aux séries en agissant sciemment d’ici le 15 juillet prochain.  

Je pense que Bergevin demeure l’homme de la situation. Mais il n’aura pas trop d’un patron immédiat fort qui saura le challenger. Qui saura mieux l’encadrer et le soutenir avec une confiance cruciale, soit celle d’un connaisseur.  

C’est ce profil de président qui manque cruellement au CH dans cette autre saison de misère. Un homme crédible avec la prestance voulue pour expliquer au public que le directeur général s’apprête à vendre plusieurs éléments afin de mieux rebondir dès la saison prochaine.  

Force est d’admettre que Geoff Molson n’est pas cet homme. 

La question brutale en terminant : est-ce que les membres du conseil de groupe CH se soucient vraiment de la fiche victoires et défaites de leur équipe ou bien s’ils se confortent dans la complaisance de profits garantis sur 82 matchs ? 

Coup de cœur 

GEN-
AFP

À l’Impact. On se demandait de quoi aurait l’air la première mouture de Thierry Henry avec notre onze bien-aimé. L’inquiétude a rapidement cédé le pas à l’excitation dans le match aller de la ligue des champions au Costa Rica. En avant tous, deux buts rapides, providentiels sur la route dans une série aller-retour.  

Le club a mal tenu le ballon en fin de match, mais c’était après trois sorties sur blessures.  

On se voit au (trop) gros stade ce mercredi pour revivre un peu de la folie de 2015 ? 

Coup de gueule 

À Claude Julien, qui d’autre ? Ramasser en le nommant sciemment Nick Suzuki après la défaite à Détroit mardi soir a retardé ma nuit de sommeil d’une bonne heure. Suzuki est un don du ciel, le plus beau cadeau pour les partisans du CH depuis des lunes. Il a fait une erreur, vrai, mais certains de ses coéquipiers en ont fait cinq dans le même match sans se faire humilier publiquement par le coach. Trop facile de tirer une recrue sous l’autobus. Tellement 1997, en plus... 

Un p’tit 2 sur... 

La victoire de Deonta Wilder ce soir au MGM Grand de Las Vegas face à Tyson Fury. Le théâtre de la boxe prend tout son sens lorsque deux« artistes » du calibre de Wilder et Fury s’affrontent lors des événements de promotion comme sur le ring. Wilder avait cependant oublié de se préparer pour l’étape du ring lors du premier combat. Cette fois il va arrêter Fury, probablement au 6e round. Et si Fury nous sort à nouveau un « undertaker move », je serai heureux de m’être trompé.