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Projet Coastal GasLink: plus de consultation réclamée

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Photo Reuters

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VANCOUVER, C.-B. – La Colombie-Britannique a demandé au promoteur TC Energy du controversé gazoduc Coastal GasLink de consulter à nouveau les communautés autochtones qui sont situées le long du tracé.  

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Dans une lettre datée du 19 février dernier, l’Environmental Assessment Office (EAO), l’agence d’évaluation environnementale de la Colombie-Britannique, indique qu’après exame, elle n’est plus en mesure de donner le feu vert au projet pour le moment. 

L’EAO a donné un délai de 30 jours à l’entreprise pour qu’elle consulte à nouveau les communautés, et ce, de manière respectueuse et appropriée. L’agence demande aussi qu’on prenne en considération les connaissances traditionnelles autochtones. 

«Ce que ça veut dire, c’est: retournez à la table à dessin, vous avez mal fait votre "job", et retournez faire votre "job". Pour moi, je ne connais pas la réaction de la compagnie, mais ils vont très certainement chercher à contourner tout ça. Ça ne me surprendrait pas», a indiqué le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard, qui était de passage samedi à Kahnawake pour accueillir les chefs héréditaires de Wet’suwet’en. 

Rappelons que le territoire des Wet’suwet’en doit être traversé par le gazoduc de 6,6 milliards $ et des chefs héréditaires de cette Première Nation autochtone réclament l’abandon du projet, ce qui a d’ailleurs déclenché plusieurs blocus ferroviaires à travers le Canada depuis 16 jours. L’intervention de la GRC en territoire Wet’suwet’en pour déloger des opposants au projet a aussi contribué à la dégradation de la situation. 

Le gazoduc Coastal GasLink, long de 670 km, doit relier Dawson Creek, dans le nord-est de la Colombie-Britannique, et Kitimat, sur la côte ouest, d’où partirait le gaz naturel à destination des marchés asiatiques. 

L’entreprise a obtenu l’approbation des conseils de bande élus des Wet’suwet’en et de 20 autres communautés impliquées par le projet, notamment sur le tracé proposé. 

Un porte-parole de l’entreprise a assuré que «ce court délai» n'affectera pas l’échéancier, a rapporté le média autochtone APTN News. «Coastal GasLink répondra aux préoccupations soulevées dans la lettre de l'EAO», a-t-on précisé.