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Rien ne l’arrête

Yvon Ouellet 75 ans, sprint

Yvon Ouellet
Photo courtoisie Yvon Ouellet

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À 75 ans, Yvon Ouellet, de Saint-Alexandre dans le Bas-Saint-Laurent, accumule les médailles à la course et vient de compléter quatre défis en trois semaines, où il devait monter des côtes près d’une centaine de fois. 

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Le retraité d’Hydro-Québec, qui a gardé la forme par sa profession de monteur de lignes, a toujours aimé le sport. À sa retraite en 1998, l’entraînement a pris de plus en plus de place dans sa vie.  

« Je ne suis pas capable de rester assis. Moi je dis, asseyez-moi sur une chaise, vous m’enterrez dans un mois », dit-il. 

Ces dernières années, il a remporté plusieurs honneurs à la course à pied et au sprint, dans sa catégorie d’âge. Il a entre autres mis le grappin sur deux médailles d’or au championnat canadien d’athlétisme chez les 65-69 ans à Toronto, en 2013.  

« J’ai toujours été motivé, moi, c’est des défis tout le temps », dit le vétéran.    

All-Bran au menu 

Pour garder la forme, il fait de la musculation, de la marche et s’entraîne. Il mange ses All-Bran avec du lait de soja et son orange tous les matins, ne fume plus, ne boit plus et ne mange plus de restauration rapide depuis plusieurs années.  

On lui a déjà dit qu’il avait une génétique spéciale pour expliquer sa grande forme. Il ajoute à cela une motivation en béton. À Montréal, en 2016, il a d’ailleurs remporté l’or au 200 mètres chez les 50 ans et plus, alors qu’il avait... 72 ans.  

Modèle 

Il essaie d’être un modèle et une inspiration pour les personnes plus âgées, conscient qu’on retrouve des gens de son âge en CHSLD. Il essaie d’ailleurs d’inciter les aînés à être plus actifs, entre autres pour leur éviter de prendre des médicaments et pour avoir une meilleure qualité de vie.  

Selon son entraîneur au Club Filoup de Rivière-du-Loup, il est une inspiration pour les aînés, mais aussi pour les jeunes. Marcel Gagnon croit aussi qu’Yvon Ouellet se distingue des athlètes de tous les âges de par son désir de se dépasser. 

« Il est toujours en mode apprentissage, c’est ça que j’adore de ce monsieur-là. Si on est capable de lui montrer quelque chose, de prouver que ce qu’il fait n’est pas tout à fait correct, il est toujours prêt à s’améliorer », dit Marcel Gagnon.  

Des côtes 

Durant le mois de septembre, Yvon Ouellet a participé à quatre défis Everest, qui consistent à monter des côtes pour amasser des fonds, à Témiscouata-sur-le-Lac, Rivière-du-Loup, La Pocatière et Rimouski.  

Plusieurs participants ont été grandement impressionnés par ses 90 montées au total. Il a même fait deux défis deux jours de suite, le samedi et le dimanche