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Loi 40: le ministre Roberge encore une fois écorché

Plus de 150 intervenants de l’éducation affirment que le ministre a perdu toute crédibilité

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge
Photo Simon Clark Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge

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Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a perdu toute crédibilité à la suite de l’adoption de la loi 40 sous le bâillon, affirment plus de 150 intervenants du réseau de l’éducation.  

«Des milliers d’enseignantes et d’enseignants, des membres des différents personnels scolaires et des centaines de spécialistes de l’éducation ont perdu tout espoir quant à la capacité de la CAQ d’améliorer le système d’éducation, le sort des élèves et de celles et ceux qui leur enseignent ou accompagnent leur développement. Tous, ils considèrent que le ministre de l’Éducation a trompé la population, qu'il les méprise et qu’il met à mal les structures démocratiques de notre société», peut-on lire dans un texte d’opinion signé par plus de 150 intervenants du réseau de l’éducation, une initiative du collectif Debout pour l’école!.  

L’adoption récente de la loi 40 est la goutte qui a fait déborder le vase, affirme Suzanne-G. Chartrand, porte-parole du collectif. «Ça vient montrer encore plus à quel point les choses sont faites dans la précipitation et sans consultation sérieuse. On veut qu’il sache qu’il y a une grogne dans la population, pas juste dans les syndicats. Le ministre se contrefiche totalement de ceux qui appellent les élèves par leur nom», ajoute-t-elle.  

Selon Mme Chartrand, Jean-François Roberge n’a plus de crédibilité. «Il oeuvre en éducation sans avoir la confiance du monde de l’éducation, des enseignantes de maternelle jusqu’aux universitaires les plus patentés du Québec. Ça fait pas mal de monde», lance-t-elle.  

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