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Du bout des lèvres: Bergevin n’ose pas dire qu’il a jeté l’éponge sur la présente saison

Marc Bergevin n’ose pas dire qu’il a jeté l’éponge sur la présente saison

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La LNH venait tout juste de confirmer la transaction qui envoyait Nick Cousins aux Golden Knights de Vegas lorsque Marc Bergevin s’est présenté sur le podium pour dresser le bilan de ses transactions des dernières heures. 

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S’est ensuivie une quarantaine de minutes de propos difficiles à suivre au cours desquels le directeur général du Canadien s’est parfois lui-même contredit. 

Il a d’abord fait remarquer qu’en envoyant sous d’autres cieux Marco Scandella, Ilya Kovalchuk, Nate Thompson , Matthew Peca et Cousins, tous des joueurs n’ayant pas de contrat pour la prochaine saison, il n’avait pas touché au noyau fort de son équipe.  

Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal

« C’est certain que Kovy [Kovalchuk], c’est une situation spéciale. Dans le cas de Nate, on a Jake Evans qui nous a montré qu’il faisait partie de l’avenir du Canadien de Montréal. À mes yeux, je ne crois pas qu’on ait fait un pas de recul », a tenté d’expliquer Bergevin. 

Pour reprendre la rubrique du collègue Jean-François Chaumont parue dans notre édition de lundi, le directeur général du Canadien a opté pour le plan conservateur. Jeff Petry, Tomas Tatar et Max Domi, entre autres, termineront la saison à Montréal.  

Toutefois, indiquer qu’on ne jette pas l’éponge parce que l’avenir d’Evans est plus florissant que celui de Thompson est un argument plutôt mince. 

« Les joueurs qui nous aideront à lutter pour une place en séries et qui seront là l’an prochain sont toujours avec nous », a-t-il poursuivi. 

Se rendre à l’évidence 

Pourtant, au cours du même point de presse, Bergevin a reconnu qu’il est mathématiquement presque impossible pour sa troupe de se faufiler jusqu’au troisième rang de la section Atlantique.  

Non seulement parce que les Maple Leafs ont six points de priorité et un match en main, mais également parce que la Floride et Buffalo se trouvent entre les deux formations canadiennes. 

« Chaque fois qu’on gagne un match, il faut qu’il y ait deux autres équipes devant nous qui perdent. S’il y en a une qui gagne, on n’avance pas, a-t-il indiqué. Ça devient de plus en plus difficile, mais on aborde les matchs un à la fois et on verra ce qui va se passer. » 

Vote de confiance pour Julien 

On ignore si tous les joueurs qui ont survécu à cette date limite des transactions seront encore là à l’ouverture de la prochaine saison. Toutefois, il semble que Claude Julien et ses adjoints n’aient pas à craindre pour leur emploi.  

Bergevin a réitéré sa confiance en son groupe d’entraîneurs. Même si Julien et ses adjoints ne qualifieront pas l’équipe pour les séries éliminatoires pour un troisième printemps d’affilée. 

« Oui, je soutiens Claude, a-t-il assuré. Je trouve qu’ils travaillent très fort [le personnel d’entraîneurs]. Ils véhiculent le même message. C’est aussi ce que je crois. Nous devons travailler pendant 60 minutes, faire attention aux détails et être plus constants. » 

Pour espérer modifier la donne, Bergevin est plutôt d’avis que ce qui doit changer, c’est la fiche à domicile de l’équipe. En 33 matchs au Centre Bell, le Canadien a maintenu une fiche de 13-15-5. 

« Notre inconstance, spécialement à domicile, nous a coûté cher. Nous avons une fiche pratiquement identique aux Bruins sur la route. Si nous sommes si bons à l’étranger, pourquoi ne sommes-nous pas en mesure de l’être chez nous ? Les Bruins n’ont perdu que deux matchs à domicile », a exprimé Bergevin. 

Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal

Encore une fois, c’est plutôt mince. Les succès de l’équipe à domicile ne feront pas foi de tout. À preuve, l’an dernier, le Canadien a affiché un dossier de 25-12-4 devant ses partisans, le cinquième meilleur du circuit. Ça ne l’a pas empêché de plier bagage le 6 avril. 

Manque de visou 

Par ailleurs, Bergevin a toujours martelé qu’une équipe doit se bâtit par le repêchage. Il pourra se faire allègrement justice lors du prochain encan amateur avec 14 sélections, dont six dans les trois premiers tours. Il n’est pas dit qu’il ne se servira pas de certaines d’entre elles comme appâts en cours de route, mais l’idée d’avoir les mains pleines lui plaît. 

« Plus tu as de dards, plus tu augmentes tes chances de frapper la cible », a-t-il imagé. 

Surtout quand le tireur de dards n’est pas nécessairement doté d’un bon visou.