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Début du procès de l’éditeur Michel Brûlé

La présumée victime l’aurait dénoncé grâce à #MoiAussi

L’éditeur Michel Brûlé est accusé d’avoir commis une agression sexuelle sur une femme de 43 ans.
Photo d'archives, Joël Lemay L’éditeur Michel Brûlé est accusé d’avoir commis une agression sexuelle sur une femme de 43 ans.

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C’est dans la foulée du mouvement #MoiAussi, lorsqu’elle a pris conscience de la gravité des gestes qui auraient été commis à son endroit, que la présumée victime de l’éditeur Michel Brûlé a décidé de porter plainte.

Le procès de l’homme de 55 ans, accusé d’avoir commis une agression sexuelle à l’égard d’une femme de 43 ans, s’est ouvert, lundi, devant un accusé très attentif. 

Pleine de projets d’écriture, la présumée victime a contacté Brûlé en mars 2014 avec l’espoir de solliciter une rencontre d’affaires. 

Après avoir échangé quelques courriels, un rendez-vous a été fixé ; d’abord à 10 h 30 le matin, puis reporté à 18 h 30, à ce qu’elle croyait être « le bureau de l’éditeur ». 

Quand elle est arrivée, elle a dit avoir compris qu’elle se trouvait chez lui, puisque son entreprise se trouvait au sous-sol de sa demeure. 

Chemise déboutonnée

« Il avait la chemise déboutonnée en partie et il était nu-pied. Je suis entrée et j’ai dû patienter parce qu’il avait un problème à régler avec sa maison d’édition », a relaté la dame, interrogée par la poursuivante, Me Valérie Lahaie.

Après de longues minutes d’attente, l’homme lui aurait dit que « le problème » était enfin réglé et qu’il « avait faim ». 

« Il a commencé à préparer des spaghettis et m’a servi un peu de vin. J’avais l’impression d’être sur une autre planète et je n’étais pas bien », a-t-elle mentionné, précisant qu’elle jugeait les propos de l’éditeur « décousus et incohérents ».

À la suite du repas, l’homme se serait rendu à la salle de bain pour se brosser les dents, « se raser la barbe et le crâne avec une lame », puis il lui aurait demandé si elle voulait « prendre une douche ». 

« Je lui ai dit que j’étais là pour affaires, et après cela, il a commencé à m’embrasser dans le cou, à me toucher les fesses, les seins et le pubis. J’étais figée », a relaté la dame, qui a finalement réussi à prendre la fuite et contacté son conjoint de l’époque.

Détails différents

En défense, l’avocat de Brûlé, Me Laurent Morin, a tenté de soulever plusieurs contradictions dans le témoignage de la plaignante, puisque cette dernière a fait une déclaration aux policiers et témoigné au cours de l’enquête préliminaire et dans le cadre d’une poursuite au civil. 

Quelques jours après la présumée agression, elle a également écrit à deux auteurs pour leur raconter son histoire, présentant certains faits « dont elle ne se souvient plus très bien » aujourd’hui.