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La CAQ exige 147 réponses de la Ville sur le tramway

Le maire Labeaume minimise la portée de ces interrogations

Tramway
Photo courtoisie

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Pour pouvoir poursuivre les étapes habituelles du processus environnemental, le gouvernement Legault presse la Ville de Québec de répondre à 147 commentaires et questions dans le cadre du projet de tramway, a appris Le Journal.  

Le 17 février, le ministère de l’Environnement a ainsi transmis à la Ville sa réplique officielle à la volumineuse étude d’impact environnemental déposée par la Municipalité en décembre 2019. On y trouve des commentaires et des interrogations provenant de plusieurs ministères.  

Le gouvernement y pointe notamment « la non prise en compte de plusieurs observations (17 sur 84) sur les enjeux que l’étude d’impact devrait aborder ».  

En outre, huit enjeux majeurs demeurent à clarifier, selon le gouvernement. Parmi eux, notons : la circulation routière, la qualité de l’air, le bruit, les pôles d’échange, les centres d’entretien ou encore l’émission de gaz à effet de serre (GES).  

Habituel  

Au gouvernement du Québec, on précise que le nombre de questions et de commentaires « correspond à ce que l’on voit habituellement pour un projet d’une telle ampleur ».  

L’étude d’impact de décembre 2019 ne pourra être jugée recevable que lorsque « les réponses fournies par la Ville de Québec à ces questions et commentaires seront jugées satisfaisantes par le ministère de l’Environnement », affirme le gouvernement.  

Ce n’est qu’à la suite du franchissement de cette étape que le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, pourra mandater le BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) pour tenir une audience publique sur le projet.  

Le ministère et la Ville ont toujours dit travailler pour que le processus environnemental ne dépasse pas un délai de 13 mois à partir du dépôt de l’étude d’impact, à la fin 2019. Si les délais sont respectés, le processus devrait donc se terminer à la fin 2020.  

Réactions politiques  

Hier, Régis Labeaume a banalisé la portée des interrogations gouvernementales. « C’est la démarche normale. T’envoies tes projets. Ils font le tour de tous les ministères, qui réagissent. Ils te renvoient des questions. Je les ai toutes lues en fin de semaine. C’est des questions normales. C’est le processus normal », a-t-il insisté.   

D’après Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, les 147 questions posées par le gouvernement montrent surtout que « le maire se précipite et [qu’il] essaye d’aller très vite. Ça prouve que le projet n’est pas prêt ».  

— Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée  

LES RÉPONSES EXIGÉES CONCERNENT CES ENJEUX   

  • L’impact sur la circulation, sur le climat sonore et sur la qualité de l’air pendant la construction.  
  • L’évaluation de l’impact du projet sur la circulation et les problèmes de congestion.  
  • Les variantes au tracé à l’exception de son extrémité ouest.  
  • Une modélisation de la dispersion atmosphérique des contaminants émis dans l’atmosphère pendant la construction du tunnel de la colline Parlementaire.  
  • L’analyse des niveaux d’exposition au bruit en fonction des recommandations de l’OMS (2018). L’utilisation de ces normes avait été signifiée à l’initiateur lors d’une rencontre tenue en juin 2019.  
  • Les changements apportés à son projet depuis le dépôt de l’étude d’impact, notamment au pôle Sainte-Foy.  
  • Les pôles d’échange, les centres d’entretien et le dépôt à neige du boulevard Raymond aux programmes de surveillance environnementale qu’il a présentés.  
  • Les calculs d’émissions de gaz à effet de serre (GES).  
  • La non prise en compte de plusieurs observations (17/84) sur les enjeux que l’étude d’impact devrait aborder.