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Coronavirus: un programme de «prêts 911» pour secourir les entreprises

Le ministre Pierre Fitzgibbon préoccupé par les répercussions du coronavirus

Coronavirus: un programme de «prêts 911» pour secourir les entreprises
Photo Simon Clark

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Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, se dit prêt à lancer rapidement un programme de « prêts 911 » pour aider les entreprises québécoises touchées par les effets du coronavirus.   

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« On parle d’une assistance temporaire de fonds de roulement. Par exemple, pour les sociétés qui ont un problème d’inventaire et qui ne peuvent pas expédier en Chine », a indiqué mardi le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, en marge du dévoilement des résultats de Montréal International (MI).     

Déjà, on sait que le programme prendrait la forme de prêts d’urgence pour soutenir les PME québécoises qui en arrachent en raison du coronavirus. « On va leur offrir de l’argent, des “prêts 911” », a-t-il précisé.  

« Quand les sociétés auront des problèmes financiers, quand il y aura des fermetures, dès qu’elles ne pourront plus exporter temporairement, et que l’on sait que ce n’est pas systémique, mais circonstanciel, c’est sûr que l’on va aider », a assuré Pierre Fitzgibbon. 

Pied d’alerte   

Pour l’instant, il est encore tôt pour connaître les modalités du programme qui pourrait être mis en place, mais le ministre discute avec son ministère pour savoir comment il pourrait venir en aide aux sociétés québécoises qui commencent à souffrir.

« On n’est pas en “mode programme” parce qu’il n’y a pas eu de demande formelle, mais il y a beaucoup d’interrogations et de soucis de la part des entreprises. Plus elles sont petites, plus elles appellent », a ajouté Pierre Fitzgibbon en mêlée de presse.    

Sans nommer d’entreprise, M. Fitzgibbon dit entendre de nombreux cas isolés de compagnies de chez nous qui ont de la difficulté à brasser des affaires avec la Chine en raison du coronavirus.    

Mardi, malgré la chute boursière, le ministre de l’Économie a voulu se faire rassurant. 

« Je ne suis pas trop préoccupé par le marché boursier. Je suis plus préoccupé par le côté systémique », a-t-il insisté.

Pour sa part, le v.-p. québécois de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), François Vincent, a salué l’offre du ministre de l’Économie. 

« S’il y a des entreprises qui en manifestent le besoin et que le gouvernement se dit ouvert à les aider, c’est une très bonne chose », a-t-il partagé. 

Selon lui, il est encore tôt pour mesurer les impacts du coronavirus sur ses membres, mais la vigilance s’impose. 

« On analyse la situation de près », a-t-il résumé.