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Évitons la panique à l’aube d’une contagion mondiale du coronavirus

People inhaling smog flat vector illustration. Industrial emissions, co2 negative health influence, polluted city with gas waste. Sad men suffering from toxic pollutants, having breath problem
Illustration Adobe Stock

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Si vous avez de l’argent placé à la Bourse, l’actualité vous rend probablement nerveux.

De nouveaux foyers d’infection du coronavirus se sont développés, en Italie et en Iran notamment. Les efforts pour contenir sa propagation semblent moins efficaces qu’on l’espérait. Maintenant, on craint que le virus ne s’installe dans des endroits jusque-là épargnés.

Des mesures supplémentaires pour ralentir la progression du virus devront être envisagées. Même avant les nouveaux développements du week-end, cela ne faisait aucun doute que l’économie subirait des contrecoups. On ne ferme pas des usines en Chine et on ne restreint pas le transport aérien international sans écorcher le PIB mondial.

S’il y a un seul élément surprenant à signaler, il concerne la Bourse. Depuis le début de la crise, les marchés se comportaient comme si de rien n’était. Plus maintenant. 

Pour les investisseurs, le réveil, hier matin, a été douloureux. Du rouge partout. Voir certains de ses titres s’enfoncer de 5 % et 10 % de leur valeur en un avant-midi, ce n’est jamais rassurant.

Éviter la panique

Tout de même, mettons les choses en perspective. 

Aucune épidémie n’a affecté la Bourse de manière durable. SRAS, grippe aviaire, Zika, Ebola, nommez-les, aucun virus n’a déjà été le déclencheur d’un marché baissier. 

Certes, les épidémies provoquent parfois des turbulences, mais l’effet se dissipe généralement en quelques mois.

Cela dit, le passé n’est pas garant de l’avenir, surtout à la bourse. Tout peut arriver. Le COVID-19 pourrait bien déclencher la récession et la correction que tout le monde appréhende depuis un bout... So what?

Il faudrait tout un krach pour effacer les gains qui s’accumulent depuis des années. Prenons le S&P 500, l’indice qui représente le mieux la Bourse américaine. S’il reculait de 10 %, les investisseurs se retrouveraient avec un portefeuille équivalent à celui qu’ils détenaient en octobre... 2019. Il y a à peine cinq mois, je ne me souviens pas d’avoir entendu un seul investisseur se plaindre que les temps étaient durs.

gagnants à long terme

Soyons pessimistes, supposons que l’indice devait chuter de 30 %. Inutile de reculer très loin dans le temps : cela nous ramènerait au niveau boursier de 2017, quelque part au printemps. Je rappelle qu’entre-temps la Bourse a subi une correction de 20 %. C’était à l’automne 2018, ça a duré trois mois, et plus personne ne semble s’en souvenir.

À moins d’être cerné soi-même par le coronavirus, et encore, il ne faut pas se laisser emporter la panique.

Reprise boursière Après des épidémies

Source : Morningstar

Rappels

  • Les pertes sur les actions ne se concrétisent que lorsqu’on cède à la panique en vendant ses actions.
  • Les marchés baissiers sont brutaux et de courte durée. Sur le long terme, ils montent. 
  • Si la Bourse vous rend trop nerveux, votre portefeuille n’est pas conforme à votre profil d’investisseur.