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Le barrage des Micmacs devra être démantelé

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Le Procureur général du Québec a obtenu la levée du barrage ferroviaire tenu par les Micmacs depuis le 10 février dans le secteur de Pointe-à-la-Croix en Gaspésie. 

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Puisque le gouvernement du Québec est propriétaire de cette voie ferrée, c’est le Procureur général du Québec qui a présenté la demande d’injonction mardi après-midi au palais de justice de Québec. 

Le tronçon de 325 km entre Matapédia et Gaspé, opéré et entretenu par la Société de chemin de fer de la Gaspésie (SCFG), est impraticable en raison d’une obstruction installée par la communauté de Listuguj à l’entrée de son territoire. 

Des pertes 

Selon Me Alexandre Ouellet du Procureur général du Québec, la SCFG a perdu 350 000 $ depuis le début du blocage. 

Le procureur a fait valoir « l’intérêt public » d’une telle demande d’injonction en faisant valoir « le caractère stratégique [du chemin de fer] pour la relance de la Gaspésie ». 

Me Ouellet a indiqué au juge Paul Corriveau qu’un huissier a signifié l’injonction mardi après-midi aux manifestants de Listuguj. Quatre manifestants étaient sur place. Ils ont pris la signification en refusant de s’identifier. 

Le juge Corriveau a émis une ordonnance d’injonction jusqu’au 5 mars. Il ordonne donc aux manifestants de « déplacer immédiatement toute structure bloquant la libre circulation sur la voie ferroviaire appartenant au gouvernement du Québec ».   

En cas de refus, la décision autorise « tout agent de la paix à prendre tous les moyens, y compris la force nécessaire pour donner effet aux ordonnances ».