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«J’adore ça, un calendrier difficile»

8 de ses 10 derniers matchs de la saison contre des équipes supérieures au classement

Edouard Cournoyer
Photo d’archives, Annie T. Roussel Édouard Cournoyer des Remparts, tentant de s’emparer du retour de lancer concédé par Alexis Shank des Saguenéens le 11 octobre au Centre Vidéotron.

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Les Remparts de Québec ne pourront se contenter de jouer aux figurants d’ici la fin de leur calendrier régulier auquel il reste dix matchs, dont huit contre des équipes mieux placées au classement général. Même si son club n’a pas encore obtenu son billet pour le bal printanier, Patrick Roy voit d’un bon œil ce lourd programme. 

À l’exception de deux rencontres contre les Mooseheads d’Halifax, dont celle de samedi au Centre Vidéotron, les Remparts se frotteront à des clubs qui connaissent plus de succès depuis le début de la saison. 

La dernière étape s’amorce mercredi soir avec la visite des Voltigeurs de Drummondville à l’amphithéâtre de Limoilou. 

Après le match contre Baie-Comeau, dimanche, les Diables rouges mettront le cap vers les Maritimes où ils se rendront au Cap-Breton, à Moncton et dans la capitale néo-écossaise. 

Ils affronteront ensuite Rimouski, Sherbrooke ainsi que Chicoutimi dans une série aller-retour pour clore la saison. À n’en point douter, ce ne sera pas du gâteau. 

« J’adore ça, un calendrier difficile. Je regarde nos derniers matchs [au calendrier] et si on réussit à se faire une place dans les séries où on est neuf points devant Halifax [...] La semaine est déterminante à ce niveau, et comme équipe, on va être testé et ça va être bon pour notre équipe », estimait l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts au retour de ses troupes sur la glace après deux jours de congé. 

Concert d’éloges 

Pour Roy, les trois récentes sorties – qui avaient été précédées par un massacre à Rimouski – lui font d’ailleurs dire que ses jeunes avancent dans la bonne direction. 

Malgré une défaite de 3-1 samedi, à Chicoutimi, les représentants de la Vieille Capitale ont tenu tête à une équipe aspirant aux grands honneurs en dominant sur plusieurs fronts. 

« J’ai le sentiment qu’on est capables [de faire] encore mieux. Je regarde notre dernier match à Chicoutimi où a dominé l’adversaire en possession au niveau de la possession de rondelle et des chances de marquer. C’est un bon signe pour moi et il faut maintenant travailler notre exécution autour du filet et trouver une façon de marquer les buts qui peuvent faire la différence. Il faut continuer de cette façon et on va être une équipe dangereuse à affronter », a observé le membre du Temple de la renommée dont la troupe pointe au 15e rang pour le nombre de buts avec 182. 

Questionné sur le travail de ses recrues de 16 ans James Malatesta, Nathan Gaucher, Jacob Melanson et Charle Truchon, Roy a répété une phrase qu’il a martelée tout au long de la campagne : l’avenir s’annonce rose chez les Remparts. 

« Si je suis un partisan des Remparts, je suis obligé de dire que j’aime ce que je vois », a dit le « 33 » sans concentrer ses éloges sur un seul joueur. 

L’impact du virus 

Attendues depuis des semaines, les nouvelles jambières de Tristan Côté-Cazenave ont finalement été livrées à destination après un retard causé par l’épidémie de coronavirus en Chine. 

Le vétéran gardien, acquis des Tigres de Victoriaville en décembre, portait son équipement CCM aux couleurs des Remparts, mardi, après avoir créé des ulcères d’estomac aux stylistes avec ses anciennes jambières noir et jaune. 

L’assurance Édouard Cournoyer

Ce n’est pas seulement l’offensive qui aura son mot à dire dans les futurs succès de l’organisation, la défensive aussi. Parmi les arrières qui accomplissent une besogne qui plaît à Patrick Roy, le nom d’Édouard Cournoyer s’invite naturellement dans la conversation.  

Victime au mois d’octobre d’une blessure à l’épaule qui a ralenti sa progression, ce lointain choix de neuvième ronde en 2018 a mis les bouchées doubles pour retrouver son niveau de jeu à son retour à la fin novembre.

Depuis janvier, Cournoyer s’avère l’un des défenseurs les plus utilisés chez les Remparts, et jeudi dernier, il a inscrit son premier but dans la victoire à Baie-Comeau. En 36 matchs, il a récolté neuf points et affiché un différentiel de +2.

L’ancien des Cantonniers de Magog, avec lesquels il a participé au championnat canadien de la coupe Telus la saison dernière, a eu du mal à digérer le fait de se retrouver sur la touche pour une longue période, et ce, quelques semaines seulement après ses débuts dans la LHJMQ.  

« C’était la première fois de ma carrière que je me blessais sérieusement. Au début, je l’ai pris dur, car ça allait bien et je progressais. Quand je suis revenu, c’était difficile, mais il fallait que je commence à zéro et ça a bien été après », a avoué Cournoyer.

Plus calme

Cournoyer a mis le doigt sur ce qui explique sa constance des dernières semaines.

« J’ai fait du vidéo avec Lappy [Martin Laperrière, l’entraîneur associé] et j’avais eu une bonne discussion avec lui sur ce que Pat aimait plus et sur quoi il préférait que je bâtisse. Ils m’ont donné de bons conseils, et je suis plus à l’aise.

« J’ai pris plus de confiance, je garde plus la rondelle et je suis plus calme avec la rondelle. Moi et Nico [Savoie], ça va bien ensemble et on veut continuer dans cette voie. »

Roy a été élogieux à son égard pour son travail contre les Saguenéens, où il a notamment freiné à un contre un Raphaël Lavoie, l’un des plus dangereux francs-tireurs du circuit.

« Contre Chicoutimi, son écart était super bon, il a bien sorti la rondelle et il a pris de bonnes décisions avec la rondelle. Il a été capable d’amener un aspect physique à son jeu. Avant, il se commettait dans chacune des situations et il a commencé à mieux gérer cet aspect. »